Mallo retourne l’Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?

 

Pas de doute le nouveau titre de Pharrell Williams, tout simplement intitulé « Freedom« , sera un des titres de cet été. Il deviendra peut-être même un de ses titres phares.

Celui qu’on ne présente plus réussi encore le pari de nous entêter avec sa voix soul, quelques notes de piano et le son des cuivres. Il nous délivre là un son minimaliste certes, mais punchy avec un seul mot d’ordre : LIBERTÉ.

Que ce soient les choeurs qui reprennent le refrain (un simple « la la la la la » et pourtant …), ou encore Pharrell en mode Aretha Franklin qui nous ponctue le tout de son « Freedom » scandé à qui veut l’entendre et le comprendre, le mélange des sons et des rythmes nous donne autant envie de bouger pour le concept qu’il défend, que de danser cheveux aux vent, et pourquoi pas le poing levé.

Non vraiment, si les paroles ne sont pas des plus étoffées (« Your first name is Free, Last name is Dom »), le maestro nous montre une fois de plus – on aime ou non – qu’il reste un des plus talentueux dans sa catégorie. Une machine à tubes, pour lui comme les stars qu’il a pu aider grâce à ses compositions.

Oui, mais à tout ça, en bon producteur qu’il est, Pharrell se devait d’ajouter… un clip vidéo (ci-dessus).

Et là, par certains aspects c’est du génie, et par d’autres ça coince un peu les gars.

D’un point de vue esthétique – et ceux qui me connaissent vous le diront je m’y attache autant que je m’y connais – le film est juste époustoufflant. Les images sont belles, la lumière parfaite. On a affaire à une jolie, et surtout grosse, production. Réalisé par Paul Hunter (celui de Rock My World de M.Jackson), ce dernier a fait un travail proche de la perfection : entre imagination, beauté à la national geographic…et reconstitutions.

Mallo retourne l'Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?

 

 Tout l’intérêt du clip réside en fait en sa construction : des scènes connues – certaines historiques – d’oppression et au combat contre celle-ci, entrecoupées par des micro-scènes plus imagées, quasi allégoriques du sentiment de liberté. 

 Le clip est une invitation à remettre en question le monde via « Freedom ». La chanson est une prière. La liberté de se battre pour ce qui nous dérange, la liberté de danser, chanter, pratiquer, rêver, … On va peut-être un peu loin ok , mais les images sont créées comme un appel à dépasser nos limites (une personne brise un mur en béton, une vieille se lève de son vieux canap bien décidée à récupérer la vitalité de son corps avec ses altères, la scène est drôle mais l’interprétation bien sympa).  La formule gagnante pour lever notre petit monde est là, elle nous offre des images inspirantes : un homme seul dans le désert, une micro-scène quasi religieuse aux couleurs chaudes, des filles qui se dénudent de dos en toute discrétion sans vulgarité pour courir certainement vers l’eau, une lumière, la nature, des chevaux sauvages en plein galop, des danseurs à travers le monde et en pleine rue, des moments magiques que nous offrent la vie, la naissance, des sourires, des paysages qui lancent en nous l’idée d’un joli road-trip avec tout l’imaginaire qui va avec….

Tout cela s’oppose au sentiment d’oppression, aux raisons qu’on aurait de se lever, et de se battre : si ce n’est pour récupérer cette liberté, au moins pour la garder. Ainsi on a l’évocation du film Le Pianiste pour ce que le film inspire et noter les évènements tragiques de la Seconde Guerre mondiale et du ghetto de Varsovie, de même qu’une scène où l’on voit travailler des esclaves, l’un qui tente de reprendre le dessus sur sa vie (Pharrell au milieu bien sûr.  La révolte de Tiananmen version légo (capture d’écran ci-dessous, on salue l’idée btw), le travail forcé, des regards d’enfants, et des couturières à la chaîne… 

Mallo retourne l'Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?

Certains critiquent le port de la casquette version Mao par la star, ou encore la reprise synchro d’un scène de boxe de Mohammed Ali. J’aurais honnêtement été choquée qu’il chante un refrain ou mime de parler derrière un Martin Luther King, mais là, franchement la boxe je trouve l’idée pas mal, on a envie qu’il se bouge le petit Williams, qu’il l’incarne un peu plus son message ! Non, vraiment, je ne critiquerai rien de tout ça. 

Un peu mou ? Un gars de Libé disait hier aprem – j’en profite pour approfondir mon article – qu’il ne faisait qu’ouvrir des portes ouvertes et regrette l’utilisation d’images issues majoritairement du passé (pour selon ses dires, et je suis d’accord, éviter de se mettre à dos n’importe qui du présent). Certes. Mais là, faut réfléchir deux secondes : le but d’un clip pareil si ce n’est le profit des singles qui seront certainement vendus à des millions d’exemplaires, c’est aussi que la chanson parcourt le monde. Qu’elle le bouge. Et pour ça, benh il faut bien qu’elle soit diffusée. Limite et limitée, certes, mais plus intelligent dans la comm à tous ces niveaux (marketing et but réel de porter une dose de vivacité et de courage ici-bas). 

Cessons de critiquer pour critiquer. D’autant plus que ces images d’évènements passés et ici reconstitués, parlent à tous : ces images correspondent à des symboles compréhensibles par tous. On a le même procédé dans les discours militants et politiques. BA-BA. 

L’utilisation d’une chanson ou d’images pour bouger les troupes, on ne peut pas le critiquer en soi. C’est généralement courageux, et surtout, en de telles périodes, on en a besoin. Non, si on doit critiquer de manière constructive, il faut au moins pouvoir prétendre connaître l’industrie, et il faut se renseigner sur ce p’tit gars incroyable.

Pour ma part, je m’interroge juste sur la pensée réelle du chanteur. Pour un gars qui pèse des centaines de millions de dollars (et qui a donc en son pouvoir de mener certaines actions nécessaires et pas simplement symboliques),… il semble ne pas s’être inquiété, ni porté une seconde de l’autre visage : celui de l’opresseur, le responsable des les maux qu’il souhaite combattre en musique. D’ailleurs outre avec l’esclave, ou dans la représentation légo de la révolution chinoise, on note que « le puissant tyrannique » n’apparaît pas. 

Avec une richesse qui domine le monde, les médias, les traités internationaux et implique par conséquent certaines formes de gouvernements, d’esclavage, de pauvreté, de souffrances, d’inégalités et d’injustices…le clip en devient presque culotté. De même, et a contrario, de la part d’un type qui est un pur produit – et ce grâce à nous public – quelle liberté a-t-il vraiment dans tout ça ?

Certains critiquent le port de la casquette version Mao par la star, ou encore la reprise synchro d’un scène de boxe de Mohammed Ali. J’aurais honnêtement été choquée qu’il chante un refrain ou mime de parler derrière un Martin Luther King, mais là, franchement la boxe je trouve l’idée pas mal, on a envie qu’il se bouge le petit Williams, qu’il l’incarne un peu plus son message ! Non, vraiment, je ne critiquerai rien de tout ça. 

Un peu mou ? Un gars de Libé disait hier aprem – j’en profite pour approfondir mon article – qu’il ne faisait qu’ouvrir des portes ouvertes et regrette l’utilisation d’images issues majoritairement du passé (pour selon ses dires, et je suis d’accord, éviter de se mettre à dos n’importe qui du présent). Certes. Mais là, faut réfléchir deux secondes : le but d’un clip pareil si ce n’est le profit des singles qui seront certainement vendus à des millions d’exemplaires, c’est aussi que la chanson parcourt le monde. Qu’elle le bouge. Et pour ça, benh il faut bien qu’elle soit diffusée. Limite et limitée, certes, mais plus intelligent dans la comm à tous ces niveaux (marketing et but réel de porter une dose de vivacité et de courage ici-bas). 

Cessons de critiquer pour critiquer. D’autant plus que ces images d’évènements passés et ici reconstitués, parlent à tous : ces images correspondent à des symboles compréhensibles par tous. On a le même procédé dans les discours militants et politiques. BA-BA. 

L’utilisation d’une chanson ou d’images pour bouger les troupes, on ne peut pas le critiquer en soi. C’est généralement courageux, et surtout, en de telles périodes, on en a besoin. Non, si on doit critiquer de manière constructive, il faut au moins pouvoir prétendre connaître l’industrie, et il faut se renseigner sur ce p’tit gars incroyable.

Pour ma part, je m’interroge juste sur la pensée réelle du chanteur. Pour un gars qui pèse des centaines de millions de dollars (et qui a donc en son pouvoir de mener certaines actions nécessaires et pas simplement symboliques),… il semble ne pas s’être inquiété, ni porté une seconde de l’autre visage : celui de l’opresseur, le responsable des les maux qu’il souhaite combattre en musique. D’ailleurs outre avec l’esclave, ou dans la représentation légo de la révolution chinoise, on note que « le puissant tyrannique » n’apparaît pas. 

Avec une richesse qui domine le monde, les médias, les traités internationaux et implique par conséquent certaines formes de gouvernements, d’esclavage, de pauvreté, de souffrances, d’inégalités et d’injustices…le clip en devient presque culotté. De même, et a contrario, de la part d’un type qui est un pur produit – et ce grâce à nous public – quelle liberté a-t-il vraiment dans tout ça ?

 

                             4966591_adidas-original-b063d104035-original_545x460_autocrop.jpg

 

Non, ce qui m’a le plus étonnée c’est de savoir qu’hier même, Pharrell Williams s’engageait de nouveau à la tête d’une collaboration avec Adidas (« adidas originals = Pharrell Williams Supershell », rien que ça). Comment crier Liberté, quand on s’allie à une entreprise qui a une telle histoire ? Quand on parle du travail à la chaîne, et qu’on nous fait verser notre larme en pensant aux pauvres petits enfants dans le monde, j’ai un peu du mal avec l’idée que le même type collabore, pour la deuxième fois, avec une marque mise en cause plusieurs fois pour les conditions de travail de ces employés du Tiers-Monde, mais aussi et surtout du travail des enfants. Déjà au milieu des années 90 les sous-traitants de ces grandes marques avaient recours au travail d’enfants issus de la pauvreté, afin de coudre à la main les ballons de la coupe du monde pour des salaires de misère (depuis 1997 les manufactures doivent signer une charte de contrôle avec l’Unicef). Plus récemment encore, Adidas (mais aussi Nike ou Reebok – marque pour laquelle l’interprète de Freedom a collaboré également) voyaient leur réputation mise à mal par les conditions de travail de leurs usines en Indonésie, où des ouvriers travaillent pour environ 40 centimes…65h par semaine ! Depuis, Adidas tente toujours de soigner au mieux son image, avec même un joli coup de comm en 2013 sur l’écoute et les soins apportés à ses employés en Asie (y’a même une hotline oaw les petits veinards dis donc…). 

 

                                

 

Bref bien sûr, le maestro de Happy ou Get Lucky n’y est pour rien en tant que personne. Après tout, il ne les fait pas travailler directement ces petits enfants… De la même manière, lorsqu’on voit des mannequins sans expressions, ôter d’un seul coup leurs perruques et partir l’air bien décidé, comme si le geste allait à l’encontre des diktats de la mode… On sourit un peu à toutes ces stars utilisant l’image de femmes refaites, répondant aux critères dictés ou repris par leurs propres clips… Ça va pour l’idée, mais dans les faits… L’histoire est toujours la même les amis, et elle l’est pour le monde entier : en collaborant (le mot est généralement trop fort, il dérange il fait mal, on peut opter par  » en contribuant » si vous voulez) même un peu à ces entreprises, est-ce que vous, nous, les utilisateurs n’y consentons-nous pas ? Il est toujours l’heure de s’interroger sur les responsabilités de chacun dans ces formes d’oppression et d’agir. Prendre une plume, faire une pancarte, s’inscrire dans une association. Ne jamais perdre le fil.

 Sa philantrophie, comme sa collaboration fructueuse avec G-star pour fabriquer des jeans avec les restes qui polluent l’océan n’y changeront rien : un chouille hypocrite aussi, Pharrell Williams fait bien sûr, lui comme d’autres, partie intégrante du système qu’il critique. Peut-être un peu comme chacun de nous en réalité, ô jolis membres de la société de consommation. Néanmoins, si il y a bien un couac à pointer du doigt ici , pourquoi en faire partie empêcherait d’avoir de jolies idées et de vouloir faire avancer le monde vers quelque chose de meilleur ? On peut avoir des idéaux, l’écrire, le chanter, le crier : nos actions ont leur impact. Je pense que ce clip l’aura, donc bravo. Nous pouvons bouger cela, chacun à notre manière, même si nous sommes tous critiquables.

 

                                       

 

Merci Pharrell, car au final Freedom nous fait réfléchir sur notre monde et sur nous-mêmes, la preuve. Et, contrairement à d’autres qui te tailleront peut-être plus encore, ne soyons pas hypocrites je vous le dis, pour ma part, je vous recommanderai tout de même le titre, j’irai peut-être même revisionner ce joli clip, car vraiment la construction est bien pensée, et nous permet de respirer un peu. 

Car il faut faire la part des choses, entre l’art, les coulisses, et la critique en ce qu’elle peut nous apporter de constructif. Et finalement à travers sa critique, ce clip fonctionne, et cela répond certainement au message qu’il tente de faire passer. 

Dès qu’une action pourrait être appréciée, le cynisme général nous empêche d’en voir les côtés positifs. Comme si on devait absolument trancher – oui ou non, blanc ou noir, welcome back in the 50’s, US. Et quand bien même certains le trouveront kitsch, ou « mou » (pour reprendre les mots du journaliste de Libé) et bien il apporte de nouvelles idées, et la musique nous donne réellement envie de le voir de près ce monde qui nous entoure. Alors finalement ? Benh, finalement je valide. Musicalement et artistiquement en tout cas. Les coulisses, j’apprécie un peu moins, j’en attends plus en tout cas, beaucoup plus.

Mais au moins la vidéo a l’avantage de ne pas être qu’entraînante : elle fait parler, penser, et aujourd’hui faire réfléchir les gens c’est pas gagné d’avance… 

 

Freedom

Hold on to me

Don’t let me go

Certains critiquent le port de la casquette version Mao par la star, ou encore la reprise synchro d’un scène de boxe de Mohammed Ali. J’aurais honnêtement été choquée qu’il chante un refrain ou mime de parler derrière un Martin Luther King, mais là, franchement la boxe je trouve l’idée pas mal, on a envie qu’il se bouge le petit Williams, qu’il l’incarne un peu plus son message ! Non, vraiment, je ne critiquerai rien de tout ça. 

Un peu mou ? Un gars de Libé disait hier aprem – j’en profite pour approfondir mon article – qu’il ne faisait qu’ouvrir des portes ouvertes et regrette l’utilisation d’images issues majoritairement du passé (pour selon ses dires, et je suis d’accord, éviter de se mettre à dos n’importe qui du présent). Certes. Mais là, faut réfléchir deux secondes : le but d’un clip pareil si ce n’est le profit des singles qui seront certainement vendus à des millions d’exemplaires, c’est aussi que la chanson parcourt le monde. Qu’elle le bouge. Et pour ça, benh il faut bien qu’elle soit diffusée. Limite et limitée, certes, mais plus intelligent dans la comm à tous ces niveaux (marketing et but réel de porter une dose de vivacité et de courage ici-bas). 

Cessons de critiquer pour critiquer. D’autant plus que ces images d’évènements passés et ici reconstitués, parlent à tous : ces images correspondent à des symboles compréhensibles par tous. On a le même procédé dans les discours militants et politiques. BA-BA. 

L’utilisation d’une chanson ou d’images pour bouger les troupes, on ne peut pas le critiquer en soi. C’est généralement courageux, et surtout, en de telles périodes, on en a besoin. Non, si on doit critiquer de manière constructive, il faut au moins pouvoir prétendre connaître l’industrie, et il faut se renseigner sur ce p’tit gars incroyable.

Pour ma part, je m’interroge juste sur la pensée réelle du chanteur. Pour un gars qui pèse des centaines de millions de dollars (et qui a donc en son pouvoir de mener certaines actions nécessaires et pas simplement symboliques),… il semble ne pas s’être inquiété, ni porté une seconde de l’autre visage : celui de l’opresseur, le responsable des les maux qu’il souhaite combattre en musique. D’ailleurs outre avec l’esclave, ou dans la représentation légo de la révolution chinoise, on note que « le puissant tyrannique » n’apparaît pas. 

Avec une richesse qui domine le monde, les médias, les traités internationaux et implique par conséquent certaines formes de gouvernements, d’esclavage, de pauvreté, de souffrances, d’inégalités et d’injustices…le clip en devient presque culotté. De même, et a contrario, de la part d’un type qui est un pur produit – et ce grâce à nous public – quelle liberté a-t-il vraiment dans tout ça ?

 

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Non, ce qui m’a le plus étonnée c’est de savoir qu’hier même, Pharrell Williams s’engageait de nouveau à la tête d’une collaboration avec Adidas (« adidas originals = Pharrell Williams Supershell », rien que ça). Comment crier Liberté, quand on s’allie à une entreprise qui a une telle histoire ? Quand on parle du travail à la chaîne, et qu’on nous fait verser notre larme en pensant aux pauvres petits enfants dans le monde, j’ai un peu du mal avec l’idée que le même type collabore, pour la deuxième fois, avec une marque mise en cause plusieurs fois pour les conditions de travail de ces employés du Tiers-Monde, mais aussi et surtout du travail des enfants. Déjà au milieu des années 90 les sous-traitants de ces grandes marques avaient recours au travail d’enfants issus de la pauvreté, afin de coudre à la main les ballons de la coupe du monde pour des salaires de misère (depuis 1997 les manufactures doivent signer une charte de contrôle avec l’Unicef). Plus récemment encore, Adidas (mais aussi Nike ou Reebok – marque pour laquelle l’interprète de Freedom a collaboré également) voyaient leur réputation mise à mal par les conditions de travail de leurs usines en Indonésie, où des ouvriers travaillent pour environ 40 centimes…65h par semaine ! Depuis, Adidas tente toujours de soigner au mieux son image, avec même un joli coup de comm en 2013 sur l’écoute et les soins apportés à ses employés en Asie (y’a même une hotline oaw les petits veinards dis donc…). 

 

                                

 

Bref bien sûr, le maestro de Happy ou Get Lucky n’y est pour rien en tant que personne. Après tout, il ne les fait pas travailler directement ces petits enfants… De la même manière, lorsqu’on voit des mannequins sans expressions, ôter d’un seul coup leurs perruques et partir l’air bien décidé, comme si le geste allait à l’encontre des diktats de la mode… On sourit un peu à toutes ces stars utilisant l’image de femmes refaites, répondant aux critères dictés ou repris par leurs propres clips… Ça va pour l’idée, mais dans les faits… L’histoire est toujours la même les amis, et elle l’est pour le monde entier : en collaborant (le mot est généralement trop fort, il dérange il fait mal, on peut opter par  » en contribuant » si vous voulez) même un peu à ces entreprises, est-ce que vous, nous, les utilisateurs n’y consentons-nous pas ? Il est toujours l’heure de s’interroger sur les responsabilités de chacun dans ces formes d’oppression et d’agir. Prendre une plume, faire une pancarte, s’inscrire dans une association. Ne jamais perdre le fil.

 Sa philantrophie, comme sa collaboration fructueuse avec G-star pour fabriquer des jeans avec les restes qui polluent l’océan n’y changeront rien : un chouille hypocrite aussi, Pharrell Williams fait bien sûr, lui comme d’autres, partie intégrante du système qu’il critique. Peut-être un peu comme chacun de nous en réalité, ô jolis membres de la société de consommation. Néanmoins, si il y a bien un couac à pointer du doigt ici , pourquoi en faire partie empêcherait d’avoir de jolies idées et de vouloir faire avancer le monde vers quelque chose de meilleur ? On peut avoir des idéaux, l’écrire, le chanter, le crier : nos actions ont leur impact. Je pense que ce clip l’aura, donc bravo. Nous pouvons bouger cela, chacun à notre manière, même si nous sommes tous critiquables.

 

                                       

 

Merci Pharrell, car au final Freedom nous fait réfléchir sur notre monde et sur nous-mêmes, la preuve. Et, contrairement à d’autres qui te tailleront peut-être plus encore, ne soyons pas hypocrites je vous le dis, pour ma part, je vous recommanderai tout de même le titre, j’irai peut-être même revisionner ce joli clip, car vraiment la construction est bien pensée, et nous permet de respirer un peu. 

Car il faut faire la part des choses, entre l’art, les coulisses, et la critique en ce qu’elle peut nous apporter de constructif. Et finalement à travers sa critique, ce clip fonctionne, et cela répond certainement au message qu’il tente de faire passer. 

Dès qu’une action pourrait être appréciée, le cynisme général nous empêche d’en voir les côtés positifs. Comme si on devait absolument trancher – oui ou non, blanc ou noir, welcome back in the 50’s, US. Et quand bien même certains le trouveront kitsch, ou « mou » (pour reprendre les mots du journaliste de Libé) et bien il apporte de nouvelles idées, et la musique nous donne réellement envie de le voir de près ce monde qui nous entoure. Alors finalement ? Benh, finalement je valide. Musicalement et artistiquement en tout cas. Les coulisses, j’apprécie un peu moins, j’en attends plus en tout cas, beaucoup plus.

Mais au moins la vidéo a l’avantage de ne pas être qu’entraînante : elle fait parler, penser, et aujourd’hui faire réfléchir les gens c’est pas gagné d’avance… 

 

Freedom

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Mallo retourne l'Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?
Non, ce qui m’a le plus étonnée c’est de savoir qu’hier même, Pharrell Williams s’engageait de nouveau à la tête d’une collaboration avec Adidas (« adidas originals = Pharrell Williams Supershell », rien que ça). Comment crier Liberté, quand on s’allie à une entreprise qui a une telle histoire ? Quand on parle du travail à la chaîne, et qu’on nous fait verser notre larme en pensant aux pauvres petits enfants dans le monde, j’ai un peu du mal avec l’idée que le même type collabore, pour la deuxième fois, avec une marque mise en cause plusieurs fois pour les conditions de travail de ces employés du Tiers-Monde, mais aussi et surtout du travail des enfants. Déjà au milieu des années 90 les sous-traitants de ces grandes marques avaient recours au travail d’enfants issus de la pauvreté, afin de coudre à la main les ballons de la coupe du monde pour des salaires de misère (depuis 1997 les manufactures doivent signer une charte de contrôle avec l’Unicef). Plus récemment encore, Adidas (mais aussi Nike ou Reebok – marque pour laquelle l’interprète de Freedom a collaboré également) voyaient leur réputation mise à mal par les conditions de travail de leurs usines en Indonésie dans lesquelles des ouvriers travaillent pour environ 40 centimes…65h par semaine ! Depuis, Adidas tente toujours de soigner au mieux son image, avec même un joli coup de comm en 2013 sur l’écoute et les soins apportés à ses employés en Asie (y’a même une hotline oaw les petits veinards dis donc…).

Mallo retourne l'Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?
Bref bien sûr, le maestro de Happy ou Get Lucky n’y est pour rien en tant que personne. Après tout, il ne les fait pas travailler directement ces petits enfants… De la même manière, lorsqu’on voit des mannequins sans expressions, ôter d’un seul coup leurs perruques et partir l’air bien décidé, comme si le geste allait à l’encontre des diktats de la mode… On sourit un peu à toutes ces stars utilisant l’image de femmes refaites, répondant aux critères dictés ou repris par leurs propres clips… Ça va pour l’idée, mais dans les faits… L’histoire est toujours la même les amis, et elle l’est pour le monde entier : en collaborant (le mot est généralement trop fort, il dérange il fait mal, on peut opter par  » en contribuant » si vous voulez) même un peu à ces entreprises, est-ce que vous, nous, les utilisateurs n’y consentons-nous pas ? Il est toujours l’heure de s’interroger sur les responsabilités de chacun dans ces formes d’oppression et d’agir. Prendre une plume, faire une pancarte, s’inscrire dans une association. Ne jamais perdre le fil.

Sa philantrophie, comme sa collaboration fructueuse avec G-star pour fabriquer des jeans avec les restes qui polluent l’océan n’y changeront rien : un chouille hypocrite aussi, Pharrell Williams fait bien sûr, lui comme d’autres, partie intégrante du système qu’il critique. Peut-être un peu comme chacun de nous en réalité, ô jolis membres de la société de consommation. Néanmoins, si il y a bien un couac à pointer du doigt ici , pourquoi en faire partie empêcherait d’avoir de jolies idées et de vouloir faire avancer le monde vers quelque chose de meilleur ? On peut avoir des idéaux, l’écrire, le chanter, le crier : nos actions ont leur impact. Je pense que ce clip l’aura, donc bravo. Nous pouvons bouger cela, chacun à notre manière, même si nous sommes tous critiquables.

 

Mallo retourne l'Actu : Freedom, le nouveau clip de Pharrell Williams. On en parle ou pas ?
Merci Pharrell, car au final Freedom nous fait réfléchir sur notre monde et sur nous-mêmes, la preuve. Et, contrairement à d’autres qui te tailleront peut-être plus encore, ne soyons pas hypocrites : je vous le dis, pour ma part, je vous recommanderai tout de même le titre, j’irai peut-être même revisionner ce joli clip, car vraiment la construction est bien pensée, et nous permet de respirer un peu.

Car il faut faire la part des choses, entre l’art, les coulisses, et la critique en ce qu’elle peut nous apporter de constructif. Et finalement à travers sa critique, ce clip fonctionne, et cela répond certainement au message qu’il tente de faire passer.

Dès qu’une action pourrait être appréciée, le cynisme général nous empêche d’en voir les côtés positifs. Comme si on devait absolument trancher – oui ou non, blanc ou noir, welcome back in the 50’s, US. Et quand bien même certains le trouveront kitsch, ou « mou » (pour reprendre les mots du journaliste de Libé) et bien il apporte de nouvelles idées, et la musique nous donne réellement envie de le voir de près ce monde qui nous entoure. Alors finalement ? Benh, finalement je valide. Musicalement et artistiquement en tout cas. Les coulisses, j’apprécie un peu moins, j’en attends plus en tout cas, beaucoup plus.

Mais au moins la vidéo a l’avantage de ne pas être qu’entraînante : elle fait parler, penser, et aujourd’hui faire réfléchir les gens c’est pas gagné d’avance…

 

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