Halloweek #1 – Halloween, petite histoire d’une tradition 2/3

Halloweek #1 - Halloween, petite histoire d'une tradition 2/3

D’une tradition importée …

En fait, s’il y a une chose dont on est historiquement sûrs c’est que c’est aux Irlandais qu’on doit « notre » Halloween. Et … qui dit Irlandais, dit Celtes, tout le monde est ravi côté historiens et écrivains : on donc dire qu’Halloween, bah… c’est celtique. Sujet clos. Hourra. Bref.

Fuyant la Grande Famine de 1845, nombre d’Irlandais trouvent refuge aux Etats-Unis d’Amérique. De là sont nés de gros clichés sur nos amis qui ont connu pas mal de misère tout de même. Mais surtout : les Irish sont venus avec toutes leurs légendes et coutumes dans les bagages. Les premières traces d’Halloween de l’autre côté de l’Atlantique apparaissent dans la seconde moitié du 19e siècle. Jusqu’alors, il n’y avait pas vraiment de modèle unique de célébrer Halloween.

Côté célébration… Au départ ça ne déroge pas trop à la règle des célébrations domestiques de l’hiver, comme Noël ou la nouvelle année : noix et pommes sont à l’honneur (ouai, comme dans Princesse Sarah). Comme beaucoup de rituels privés, ils visent surtout à se faire rencontrer les jeunes gens, montrer leurs sentiments amoureux ou tout simplement qu’ils sont  » un bon parti » via des jeux d’adresse qui, certes, amusent tout le monde. Y’avait pas encore Burton et Stephen King hein. Bref, pas encore de déguisement ou de quête.

Sur ce point, les Irlandais se démarquent, apportent « un plus » : ce sont ainsi leurs codes, leurs légendes (avec celles de leurs quelques amis écossais) qui sont transmises aux Américains.

La fête étant vue comme catholique, elle n’est pas toujours bien vue en Angleterre, les codes sont donc diversifiés, en fonction des communautés, des régions etc…

Aux Etats-Unis, on a le même shéma : beaucoup de fêtes catholiques étaient alors interdites par des protestants qu’il ne fallait pas trop titiller (ou inviter). Sauf qu’avec les légendes celtiques, Halloween passe ! Ce n’est plus une fête catholique, c’est une fête ethnique, magique, qui donne une nouvelle impulsion, une nouvelle tradition pour le peuple. D’où la création d’ailleurs de nouvelles fêtes comme Thanksgiving qui rassemble la nouvelle nation et participe à son identité. C’est dans cette lignée que s’inscrit Halloween aux States. Dès lors, partant de cette idée, c’est un succès. Les gens trouvent un nouveau moyen de se rassembler, touchant particulièrement la classe moyenne ou ouvrière. La fête est unique, à part.

… à la dérive contemporaine du trick or treat

Fin 19e siècle, les étudiants, et leurs célèbres fraternités américaines, commencent à s’approprier la fête et attribuent de nouveaux rites à la tradition. En parallèle, au même moment, apparaît peu à peu – mélangeant les codes irlandais et les légendes – la célèbre « nuit des méfaits« . Ah ça y est, là ça vous intéresse ! On touche au coeur du sujet : c’est parti pour les farces.

Le problème c’est que les farces ça passe au départ… Mais, aujourd’hui comme à l’époque, voir sa maison souillée ou se prendre de la farine en pleine face, c’est pas forcément tordant tordant. À l’époque ça rigole encore moins en fait : d’abord prises avec humour, les « farces » des jeunes gens et de la société ouvrière – qui trouve là un moyen de se venger ou de retourner l’espace d’un moment la situation – font peu à peu couler beaucoup d’encre… jusqu’à en mener certains au tribunal au début du 20e siècle.

Parallèlement, on commence à trouver certains aspects caractéristiques d’Halloween comme les déguisements ou la quête aux bonbons : des usages qu’on trouvait, on l’a dit, lors d’autres fêtes de fin d’année. Tout cela… facilite également le vandalisme.

Avec la Première Guerre mondiale et la Grande dépression, les excès et les folies augmentent.

Petite anecdote : c’est en 1939 qu’apparaît pour la première fois la formule « trick or treat » et pour cause, la plupart des maître(sse)s de maison y voyaient là un vrai moyen d’empêcher les mauvaises blagues des gamins.

On a là une vraie dérive contemporaine de la fête, ce qui – heureusement – n’a pas empêché la tradition de créer des rites mais aussi de se transmettre d’une génération à une autre.

 

La suite de l'article ici : Halloween, petite histoire d'une tradition 3/3 Halloween, petite histoire d'une tradition 1/3 L'article complet ici.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s