Halloweek#3 – Et côté culture on fait quoi pour Halloween ?

 

Rien de festif en prévision ce week-end ?  Pas d’idées de sorties non plus, mais la motivation de vous bouger (avec ou sans l’envie de ressembler à un zombie) ? 

On vous propose de vous cultiver ou de festoyer tout en restant dans notre thématique: 

Halloween, 

une fête décalée et unique en son genre.

Des soirées déguisées (ou non) il y en a partout évidemment, on vous donne d’ailleurs quelques idées en fin de page, mais il nous intéressait de vous montrer que la culture vous ouvre également ses portes, sans que cela soit nécessairement prévu pour l’occasion. 

Et oui, la culture est partout, et on s’est dit qu’il y avait deux trois choses à faire, à voir, à écouter qui pouvaient tout à fait correspondre à l’ambiance étrangement grisante d’Halloween.

Halloweek#3 - Et côté culture on fait quoi pour Halloween ?

Des événements qui détonnent

C’est le cas du CENTQUATRE-Paris / 104 qui se transforme en manoir burlesque et complètement démesuré l’espace d’une journée.

Bien sûr il y a les classiques parisiens(Manoir hanté, catacombes), mais quand le centre culturel décide de dédier 1800 m2 au mythique (The) Rocky Horror Picture Show , on n’hésite pas une seconde !

 

Projection, maquillage, effeuillage, un concert glam-rock… autant dire que vous n’êtes pas au bout de vos peines infernales et encore moins de vos surprises !

 

A ne pas louper non plus côté expositions : 

 

Le train fantôme de Sturtevant : 

Halloweek#3 - Et côté culture on fait quoi pour Halloween ?

 Une exposition originale et unique en son genre, en hommage à l’artiste. Ça se vit en quelques minutes au Musée d’art moderne de la ville de Paris, et en quelques heures si on décide d’en profiter pour se faire un tour du musée (Cf. notre article). 

Un train fantôme qui mixe le meilleur de la culture gore ou glauque en plein musée ? On valide !

Mention très très spéciale à l’exposition underground

HEY ! Modern Art & Pop Culture Act III à la Halle Saint-Pierre.

Ça se passe dans le 18e et l’expo réunit 62 artistes du monde entier.  

Au départ HEY! c’est une revue artistique et alternative (que vous pouvez trouver ici). Du surréalisme pop, de la contre-culture en veux-tu en voilà, de l’art de rue, parfois surréel ou irréel et déjanté,… On se retrouve plongé au coeur d’un hall bien mystique et ecléctique qui rompt avec les convenances, les normes édictées, le consumérisme. L’art devient coup de poing, coup de peinture, coup de rêverie.

Une « résistance par l’imaginaire » qui nous plaît. Une ambiance assez grunge, un univers punk rock, marginal et décalé pour faire le plein de couleurs et de matières, et nous inspirer le meilleur comme le pire, nous laisser rêver à d’autres possibles pour Halloween ou toute autre occasion, puisque ça se passe jusqu’au 13 mars. 

Sinon, le même collectif vous propose de bouger, avec le cirque électrique notamment (que notre ami Grégory devrait adorer), il y a donc  » HEY ! O LET’S GO «  : le festival de la revue (et oui, y’a l’expo ET le festival, ça vous vend du rêve hein ?). Double possibilité de s’évader, de faire quelque chose d’intéressant et  d’assez engagé aussi. Des performances, des conférences, de la musique, des forains, … un art à l’état d’esprit décalé, mais surtout humain, et  ça fait du bien. 

Enjoy !

 

​Infos Exposition - HEY! modern art & pop culture / Act III - Jusqu'au 13/03/2016  Halle Saint Pierre 2 rue Ronsard 75018 Paris / Métro : Anvers / Abbesses / Ouvert tous les jours de 11 à 18h, jusqu'à 19h le samedi et à partir de 12 h le dimanche. / Fermeture exceptionnelle le 25 décembre et le 1er janvier / Tarifs : 8,50€ le plein - 6,50€ le tarif réduit ... (pour voir 400 oeuvres originales, c'est quasiment rien, on vous le dit.) - Pour le Festival : plus d'infos sur la page facebook de l'évènement ou sur www.cirque-electrique.fr
 

5. Enfin, mais c’est un peu hors sujet, côté sortie pour célébrer Halloween, il y a bien sûr tous l’attirail des soirées de clubbers, mais il y a aussi les fêtes qui ont plus de panache, avec de la vraie musique, une déco et une ambiance home made bien flippante et funky à la fois. On vous conseille notre QG le bateau El Alamein, ou encore La Péniche en Seine.

5. Enfin, mais c’est un peu hors sujet, côté sortie pour célébrer Halloween, il y a bien sûr tous l’attirail des soirées de clubbers, mais il y a aussi les fêtes qui ont plus de panache, avec de la vraie musique, une déco et une ambiance home made bien flippante et funky à la fois. On vous conseille notre QG le bateau El Alamein, ou encore La Péniche en Seine.

Côté Ciné, on vous conjure d’aller voir THE LOBSTER.

 

Entre absurde et mélancolie, c’est avec un goût romantique amer que Yorgos Lanthimos nous livre THE LOBSTER, un petit bijou de satire quasi tragi-comique.

Un conte, ou plutôt une fable moderne, un film dystopique (comprenez une contre-utopie) qui réfléchit au conformisme, aux codes imposés et par-delà son humour glaçant ou son monde déshumanisé, à l’amour traduisant finalement l’incontrôlable vérité du sentiment. 

La première scène donne le ton : David, (interprété par Colin Farrel), après que sa femme ait rompu avec lui, se voit envoyé – d’office comprenons-nous ensuite –  dans un hôtel. Le film commence par un entretien type entretien d’embauche, distant, sans sentiment, linéaire…jusqu’à la question sur sa préférence sexuelle. Complètement décalé, le film imagine ainsi cet endroit au coeur de l’organisation de toute une société : si l’on ne trouve pas son « partenaire » dans les 45 jours, on se voit transformé en animal. Sauf si entre temps vous tuez un des « solitaires » rebels dans la forêt, et là, hop gain de temps. Contre toute attente, et indiquant déjà une réflexion sur les moutons que peuvent être les humains, David choisit de devenir un homard en cas d’échec. 

Le réalisateur dépeint un monde complètement dingue (quoiqu’il soit démentiel pour nous, mais pas pour les personnages) ou plutôt deux mondes qui s’entre-choquent, et dont l’existence, les réflexions, ne vous sembleront finalement pas si éloignées, ni irréelles.

Ici (où ça d’ailleurs ?, un vrai mystère) il n’y a que deux castes : solitaire (c’est-à-dire célibataire) et donc rebelle, ou en couple construit dans un amour qui repose sur une base caricaturale, sur des ressemblances physiques, des loisirs ou encore des handicaps communs. Le premier clan (qui prône l’abstinence, et…demande de se creuser sa propre tombe – voyez déjà la symbolique) n’a finalement rien à envier au second. Entre aliénation et puritanisme, obsession et radicalisme, les deux mondes sont aussi sombres que drôlement barges. Assez épuré, l’esthétisme est glacial, le réalisateur maîtrise son univers décalé et assez sordide : du jeu en ligne assez droite, au phrasé comme à la musique (quasi inexistante si ce n’est pour donner une coupure ou une accélération mais un brin entêtante un peu à la Shutter Island). L’esthétisme est glacial, les temps cinématographiques propices aux meilleurs fous rires. Tout est contraire et génial à la fois.

Certains voient le film comme sans grand suspense (ce serait oublier la question du sort réservé à notre personnage principal), cependant à mon avis ce n’est pas ce fond là qu’il faut s’attader. Le suspense, s’il est quand même présent, n’est pas vraiment le but ni l’intérêt de ce film entre rire jaune et situations les plus incongrues possibles. Au contraire, le rythme repose sur un constant court-circuitage de ces situations plus barrées les unes que les autres.

The Lobster mérite amplement le prix du jury du festival de Cannes. On n’a pas décroché une seconde, on a adoré ces personnages presque mécanisés mais tous différents, on a ri comme seul le meilleur de l’étrange peut nous le provoquer. C’est un moment de cinéma vraiment unique, surréaliste comme le monde qu’il propose. 

Pour les cyniques, les sadiques, les futurs psychopathes, les amoureux de l’absurde, pour tous ceux ayant un sérieux sens de l’humour et du second degrès.

Acerbe et poétique, une fable tordante, grinçante, et surprenante.

À voir absolument, seul ou accompagné pour le coup.

 

Bien sûr d’autres films sont à l’affiche. Si on vous supplie d’aller voir The Lobster, on vous prie en revanche de ne pas faire honte au 7e art en allant voir Paranormal Activity. En revanche, si vous voulez une bonne dose de rire ou vous propose un super web-ciné, version française cette fois : Vampires en toute intimité, avec Alexandre Astier, Fred Testot ou encore Benoît Salomon.

 

* Enfin, mais c’est un peu hors sujetcôté soirées pour célébrer Halloween, il y a bien sûr tous l’attirail des clubbers ou la soirée de la muerto de Time Out Paris, mais il y a aussi les fêtes qui ont plus de panache, avec de la vraie musique, une déco et une ambiance home made bien creapy (creepy&freaky). 
Nous, on vous conseille plutôt notre QG le bateau El Alamein avec son thème Love&Death – drôle et, du coup, doublement effrayant – rdv sur l’event facebook
La nouvelle Seine  propose elle aussi une soirée un peu originale, du burelesque à l’honneur avec « Psycho-rama ».
 
* Et pour le 1er novembre, on fait quoi ? Vous trouverez ce qui est ouvert ce jour férié en cliquant ici.

 

Halloweek#3 - Et côté culture on fait quoi pour Halloween ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s