Le Point MCV(T) #2 – Des concerts, un mois 100 % doc et une youtubeuse qui se rebelle …

 

C’est mercredi, c’est l’heure du point MCV(T) !

Pour bien commencer ce mois de novembre, placé sous le signe du documentaire vous le verrez plus loin, on vous fait un premier topo musique, ciné, vidéo web. Pas de théâtre aujourd’hui, on s’est dit que ce serait déjà assez long, donc on vous en garde pour vos sorties 100 % dans notre article de vendredi.

On espère que vous apprécierez et que cela vous donnera de jolies idées culturées.

Le Point MCV(T) #2 - Des concerts, un mois 100 % doc et une youtubeuse qui se rebelle ...

Musique maestro ! 

Pour cette première semaine de novembre, histoire de vous mettre de bonne humeur, je vous conseille de faire le plein de concerts. Une fois n’est pas coutume, on commence ce point MCVT par un gros point musique.

Deux lieux à l’ambiance humaine et joyeuse, et c’est parti pour une spéciale chanson française à travers quatre styles musicaux différents…qui ne risquent pas de vous ennuyer.

On commence avec le Bateau El Alamein que je ne présente plus mais qui s’est refait une petite beauté côté cale, donc ça vaut le détour.

Ça démarre plutôt pas mal avec non pas un, mais deux concerts vendredi 6 octobre (pour 8€ l’entrée) : Philippe Guillard, le comédien et auteur qui s’est notamment fait connaître pour ses reprises des textes de Léo Ferré tend désormais vers ses propres compositions et nous fait découvrir son univers bien singulier, et tout aussi poétique. Puis c’est au tour du groupe Je Vous Déteste (oui les Like sur Facebook les fâchaient fortement, les coups de gueule et la réalité en poésie c’est beaucoup plus sympa), version duo avec Steban (chanteur des Petites Bourrettes) et Malek, qui sont à l’origine du projet. Depuis 2009 ce folk, tantôt mélancolique, tantôt très rock, un coup poétique, un coup acerbe et franc, le groupe a mûri, il a une toute nouvelle énergie et surtout il s’est agrandi petit à petit. Ce vendredi pourtant, JVD présente son nouvel album  » ça manque de présence féminine » version duo, une manière plus intimiste de montrer le coeur de ses textes et les battements qui les soutiennent. Ça crache son venin et les histoires d’amour. 

 

Pour samedi, un peu moins de poésie avec L’Armée du Love, ou le nouveau spectacle entre sketch et chanson d’Alex et Sa Guitare. Quoi que tu choisisses, tu feras le plein d’humour mon cher lecteur. Dans les deux cas : un regard décalé et à mourir de rire. L’Armée du Love on t’en parle depuis déjà quelques années. Le groupe dégaine ses mots entre rap et funk (yo), se fout des stéréotypes sur la virilité et des clichés sur les banlieues sous couvert de musique électro et de purs solos guitare, sans oublier des chorégraphies hautement maîtrisées. Inspiration westerns, le show est composé et imaginé comme le déroulé de micro-histoires au sein d’un même film. On rit bien sûr, mais c’est honnêtement du beau travail tourné en dérision. C’est simple : on les vénère. Ça aussi, ça se passe au Bateau El Alamein pour 8€ seulement (avec une armée de fans en délire qui met une sacrée ambiance). Alors, branchouille toi, reviens en 1982, va faire un tour sur le rond-point de l’Europe, mais surtout n’oublie pas qui est le Boss du 13 sinon ça va être ta tigra fiesta. 

Alex, lui, c’est un peu plus posé mais tout aussi insolite et amusant, et ça se passe dans une autre de nos salles préférées, car elle aussi plein de souvenirs : la MJC de la Celle Saint Cloud. Alex y fête ses 10 ans sur scène  avec quelques invités, son nouveau one man show et quelques anciennes chansons ce samedi 7 novembre. Vie quotidienne, physique, couple, amour moeurs, tout y passe. Alex on l’aime bien, c’est un peu le pote qu’on aimerait à nos soirées – déjà parce qu’il a une guitare et qu’il sait en jouer lui -, il peut déconner tendrement et amuser à plein tubes ou l’inverse on ne sait plus trop. 

Alex et sa guitare Samedi 7 novembre 2015 à 20h45 Tarifs : 10 à 12 € La K’Bane à Boukan (MJC) 70 bis avenue des étangs, La Celle Saint-Cloud,78170 France et d'autres dates parisiennes sur le site internet.

 

 

Côté albums :

–  Enfin ! enfin il est sur Deezer, on parle bien sûr de l’album Hold My Home (de 2014 à la base), en version deluxe, d’un groupe qu’on ovationne : Cold War Kids. Ici, on a un gros coup de coeur depuis le lycée pour ce groupe californien (à l’âme celte, moi je vous le dis). Leurs albums, on les a ressentis, vécus, écoutés en boucle jusqu’à en sentir les moindres vibrations dans les pieds et les mains. Faut dire que c’est du rock indépendant qui vous (sur)prend forcément. 

Hang Me Up to Dry et Mexican Dogs ont ça de rock, de grave et de sensuel à la fois qui ont pu vous charmer. Ce dernier album est aussi entêtant et frissonnant. Rythmé, on se barre, on prend ses cliques et ses claques, on crie dans la rue, on chante la fenêtre ouverte, on se laisse vivre. Y’a du frisson, un brin d’électro. Quand je repense à une amie qui pensait au départ que la voix du chanteur était celle d’une femme (d’ailleurs Nathan Willet déchire et impressionne toujours autant, elle sort d’où cette voix ?), il faut dire que cet album est un peu plus musclé que les précédents. On reste dans l’émotion et l’écorché vif. On part. On écoute. Cold War Kids on l’adore surtout en live, et cet album deluxe en écoute gratos et en ligne est une très bonne alternative.

– Et en bref :  on a l’album de David Bowie, plus étrange que jamais, prévu pour début 2016, Dave Gahan de Dépêche Mode qui a annoncé la fin du groupe en direct sur Canal + (mention spéciale à la tête de Maitena Biraben), et Coldplay qui annonce son nouvel album pour le 4 décembre !

Ciné – Un mois 100 % documentaire

 

Le documentaire, s’il n’a pas toujours eu la forme, reste un genre populaire. Pour celles et ceux en quête de repères, de vérité, de décryptage, de sources. Le documentaire, si en vogue aujourd’hui avec le récent succès de Human de Yann Arthus Bertrand par exemple, ou certains reportages proches du genre (si bien qu’on pourrait les confondre) prend ses racines avec le cinéma. Longtemps jusqu’aujourd’hui il s’est surtout multiplié pour des diffusions sur petit écran. Le documentaire a ça de génial qu’il épouse différentes formes. Docu-fiction, docu-drama, documentaire avec ou sans commentaires, ses frontières notamment avec d’autres types de créations informatives sont de plus en plus floues. On l’expérimente même sur le web. Le documentaire prend vie partout, sous toutes les formules possibles. S’il existe depuis les débuts du cinéma, le documentaire est loin d’être vieillot. Il se réinvente sans cesse. Avec l’actualité bien sûr, avec les nouvelles sources à l’appui, mais aussi et surtout avec de nouvelles approches et techniques cinématographiques.

Il est à l’honneur tout ce mois de novembre dans plusieurs cinémas de France, et donc de Culture Access, qui se met à la page et vous promet le meilleur du meilleur et plein d’avis critiques tout au long du mois. 

Le cycle 100 % doc a d’ailleurs pré-ouvert ses portes hier au Forum des Images, avec le soutien de la Scam. On y était pour The Other Side (des personnages intéressants, quelques moments clefs, une belle image, mais contrairement à d’autres, pour nous ce serait plutôt un dislike) où la conversation était aussi étonnante qu’intéressante en ce qu’elle a pu soulever comme réflexions. Le Forum on a vous en a déjà parlé. Ce qu’il y a de génial en plus de sa programmation, de ses tarifs imbattables et de ses collections de films incroyables, c’est sa manière de mettre en contexte un film, un cycle, et de les présenter au public. C’est intelligent, bien pensé, engagé.

Ce week-end, le Festival des Etoiles qui se déroule au Forum des Images est un festival 100 % doc(umentaire) et surtout 100 % gratuit, vous invite à découvrir 30 films lauréats, 30 documentaires, 30 réalisateurs et vous convie à 30 rencontres, dont des tables rondes vraiment intéressantes, accessibles à tous, et sur des problématiques toujours actuelles, qu’on soit du milieu ou non (témoigner la barbarie, la relation filmeur/filmé). Un festival sur grand écran qui en jette, où l’on traite d’actualité (le cas des Syriens par exemple), de rencontres, de droits, d’ insoumis, d’ histoires avant tout humaines, de passions et de buts … 

Pour en profiter c’est tout simple : ous téléchargez un pass sur le site internet, tout est gratuit, il vous reste plus qu’à vous faire votre programme selon vos intérêts.

On se fait le festival ce week-end, on vous en parle dès vendredi dans un prochain article, so stay tuned.

Surtout, le Festival marque le coup d’envoi d’une programmation 100 % doc tout au long de l’année dans le cadre du Forum. Le mois de novembre est un peu plus particulier puisqu’il s’intègre alors dans  » le mois du film documentaire « , une manifestation nationale. Ainsi, vous avez également ce week-end une programmation au 104, et des documentaires un peu partout en France, alors n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil dans les salles près de chez vous.

Quant à nous, on vous donne rdv tout le week-end pour un débrief régulier des films documentaires qu’on ira voir, et dès la semaine prochaine pour une petite histoire du documentaire, donc restez bien connectés.

 

V comme Vidéo (web)

Quand une youtubeuse, star d’Instagram se rebelle contre le système faux et superficiel, on like et re-like. 

Essena O’Neill a 19 ans (et non 18, elle l’indique elle-même sur une de ses photos). Depuis son plus jeune âge, où elle comprend que côté physique elle a « gagné à la loterie », on vend son image. Elle vend son corps en vrai. Et quand elle le comprend, quand elle comprend l’obsession, le côté purement malsain des réseaux et de ce commerce, de cette communication qui ne tourne qu’autour de l’image, elle déchante. Elle ferme ses comptes, supprime ses photos, sauf quelques-unes qui demeurent sur Instagram – encore ouvert hier pour faire passer le message, mais fermé aujourd’hui – dont elle avait changé les légendes pour dénoncer l’envers du décor. Comment elle n’a rien mangé, comment elle a passé son temps à se demander pourquoi elle avait ou non des « like », comment attirer, comme être aimée et comment somber si ce n’était pas le cas. Comment elle a rentré son ventre, imaginé des poses, pris et repris des centaines de fois une photo avant d’en être contente. Comment elle a été payée pour poser avec des vêtements ou avec une certaine marque de thé à la main. Vous en trouverez un résumé ici.

La vidéo du jour c’est donc sa dernière vidéo, en anglais, où la mannequin star d’instagram dénonce tout ce commerce.

Après la diffusion de celle-ci, hier pour la France, après Instagram la jeune fille a quitté youtube également.

La jeune Australienne se rend compte du temps perdu dans des futilités et pour une image d’elle-même certes belle à regarder, mais qui s’avère bien en-dessous de ce qu’elle devrait être. Intéressée par le bio et la mode respectueuse de l’environnement, elle désire se consacrer à des choses plus réelles, et apprendre à se connaître et se regarder autrement. Elle a changé le titre de son blog par « Let’s be game changers ». Essena veut changer la donne, sans pour autant critiquer ses désormais anciennes collègues youtubeuses. Important à noter : on apprécie le fait elle ne critique pas hypocritement et totalement le système qui l’a servie, mais plutôt la manière dont il est dissimulé.

Hi 5 Essena !

Le Point MCV(T) #2 - Des concerts, un mois 100 % doc et une youtubeuse qui se rebelle ...

 

On se retrouve demain pour des jolies choses et une revue de presse, et vendredi pour des plans sorties 100 % doc et 100 % gratuit.

En attendant, le partage d’infos se passe sur notre page facebook.

 

See ya ! 


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