Le Point MCVT #3 – Un groupe australien, un dislike au ciné, la vidéo du moment et une appli voyage unique c’est par ici

 

 Cette semaine, Culture Access vous propose son 2e point MCVT du mois de novembre.

 

Parce que ça suffit de se faire du mourron

(et, accessoirement,de parler comme au siècle dernier).

 

Parce que la culture se doit, plus que jamais, d’être sur le devant de la scène.

 

Au programme Un groupe australien qui envoie,  un dislike au ciné, la vidéo qu’on a le plus aimé cette semaine, et une application voyage pas comme les autres.

M comme Musique

… et on commence avec les Sticky Fingers.

Non, il ne s’agit ni de la chanson, ni de l’album réédité des Rolling Stones mais d’un groupe australien qui réussit peu à peu à s’imposer sur la scène internationale depuis près de quatre ans. L’an dernier, ils débarquaient en Europe, créant un vrai phénomène au Royaume-Uni, et un premier carton en France.

En 2013, avec leur premier album Caresse Your Soul, les 5 gars attisent de suite la curiosité et se hissent au sommet des charts en Australie. Il faut dire que la première écoute étonne quelque peu : entre reggae et rock, plutôt pop, le charismatique Dylan Frost … rappe.

Pour tout vous dire, en France on pourrait parler d’une forme hybride de ska. On est dans un vrai mix entre rythme gangsta et party on the beach. Le premier album ? Ambiance ghetto et mojito assurée.

C’est particulier et entraînant à la fois. Au départ on se dit surtout que ça peut faire partie d’une très bonne playlist de soirée. En live, c’est bien plus que ça : le groupe a une vraie connexion avec ses fans, et dégage une vraie harmonie de bande sur scène. Ils dépotent vraiment. Ça enchaîne, ça donne envie de se défouler, ça permet de penser à autre chose : exactement ce qu’il faudrait à beaucoup d’entre nous en ce moment.

Il y a un an, si on appréciait l’originalité, ont doit avouer qu’on était pas en extase non plus. Pas du genre à mettre ça dans notre playlist quotidienne en tout cas.

Aujourd’hui, il y a du nouveau. On ressent beaucoup plus l’influence des Arctic Monkeys et on entrevoit d’une manière moins brute leur tendance The Clash qu’ils aiment mentionner. On perd un peu le côté bad boy qui pouvait nous gêner ou qui était tout simplement superflus. Le leader n’en perd pas pour autant sa personnalité, bien au contraire. Dans le métier on adore parler à tout-va de maturité. Ce nouvel album et plus encore cette nouvelle tournée prennent définitivement ce tournant. Ils avaient déjà une vraie signature, cette fois les Sticky Fingers la portent sur le devant de la scène. 

La dose de psyché et le ton un brin plus rock qu’annoncent Ghost Town, le single de leur nouvel album, et les quelques extraits qu’on a pu écouter nous donnent vraiment envie d’en savoir plus.

Un groupe à suivre… et à découvrir dès ce soir sur scène au Bus Palladium.

 

Sticky Fingers au Bus Palladium 6 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris. Tarifs : à partir de 17 euros la place.

 

 

Michael Fassbender et Marion Cotillard dans Macbeth, de Justin Kurzel / 2015.

Michael Fassbender et Marion Cotillard dans Macbeth, de Justin Kurzel / 2015.

C comme Cinéma.

On a vu la version de Macbeth par Justin Kurzel … et bien… il n’y a bien que l’image qui est époustoufflante.

L’esthétique du film est en effet magnifique, il y a un véritable jeu entre les couleurs chaudes et froides qui accentue tous les traits de ce film bien sombre. Mais – pauvre Shakespeare – qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Le rythme est trop linéaire, trop uniforme, trop plat. 

Il fallait de l’audace pour s’attaquer au monstre Macbeth, dans son texte original. Orson Welles et Polanski s’en étaient d’ailleurs plutôt bien sortis – enfin surtout Welles, il faut quand même oser passer après lui. Le public était dans les deux cas amenés à (re)découvrir Macbeth, à s’y intéresser, voire à l’aimer.

Pour Kurzel, non, désolée, mais ça ne fonctionne pas. Le film est beau en soi, les acteurs sont splendides, Marion Cotillard fait un sans faute avec un véritable travail sur le texte et l’accent. Mais la mauvaise réalisation en arrive même à casser son plus beau monologue. Le moment pourrait être magique, prenant. Il n’en est rien. Le problème de ce film c’est qu’aucune émotion ne se dégage. Encore une fois, c’est plat. On arrive ni à s’attacher, ni à être écoeuré voire effrayé. Il n’y a aucune tension. 

Pas le jeu des acteurs, non, Michael Fassbender assure par ailleurs très bien sa descente aux Enfers, mais leur talent est gâché par les choix du réalisateur dans son ton, dans son montage… 

Et cette musique ! Non, mais cette musique ! Jamais là au bon moment, jamais assez dosée pour suivre la cause et donner du mouvement. 

On est dans le bain de sang, et l’envie de grandeur à la 300, mais Justin Kurzel en oublie l’essentiel : Macbeth, en ce qu’il est et représente.

L’image est sublime, elle pourrait presque traduire la profondeur des sentiments du tyran, sa déchéance, ses tourments, sa violence. Mais finalement, rien ne traduit ni la tragédie ni la puissance du texte de Shakespeare.

Pour nous c’était le film à voir, on l’a vu. Résultat : un vrai loupé, et une grosse déception à la sortie.

Beaucoup de bruit et de grands mots pour rien. 

Non, vraiment, si vous avez une envie de Macbeth ou si vous ne le connaissez pas, attendez de  voir la pièce au théâtre, on vous le promet. Ce sera tellement plus envoûtant.

V comme Vidéo

Et comme à chaque fois, on vous délivre notre coup de coeur.

Après les récents évènements, certains mots, certains dessins et certains vidéos nous ont mis du baume au coeur. C’est le cas du petit Brandon, interrogé avec son père par le reporter Martin Weill du Petit Journal place de la République, quelques jours après les attentats.

Parce que « les méchants sont pas très gentils », mais qu’on s’en fiche : « nous on a des fleurs ».

Parce que le petit est tellement spontané et juste à la fois qu’il nous attendrit autant qu’il nous fait sourire.

Parce que le père fait preuve de grandeur, d’esprit, d’amour.

Parce que cette vidéo a fait le tour du monde, et qu’ils nous ont ému.

La suite de ce joli moment s’est déroulé il y a quelques jours sur le plateau du Petit Journal, où Brandon et son père étaient invités. Ils nous parlent du contexte de cette vidéo, mais aussi de son impact. Alors, on s’est dit que vous méritiez de revoir sa petite bouille et de les écouter à nouveau partager leurs émotions. 

 

Le petit Brandon et son père sur le plateau du Petit Journal sur Canal +

T comme … Technique cette fois-ci ! 

On vous parle high tech et voyage grâce à une application qui a eu l’idée géniale de combiner les deux : Wombee.

« Les voyages n’ont du sens que lorsqu’ils sont partagés » c’est le credo de cette application et de ses fondateurs : Hélène et Rodolphe Begard.

Rodolphe on l’a recontré il y a quelques années, à plusieurs reprises dans un cadre de travail presque différent. Presque, car il était toujours amené à voyager. À beaucoup voyager. On se souvient même qu’on était fan de son sac de voyage en cuir, le compagnon vintage d’un vrai baroudeur.

Son application c’est le joli partenaire de toute personne partante pour un vol en solo, et c’est surtout le résultat d’un constat : voyager seul, c’est sympa, c’est instructif, une vraie liberté pour certains, un véritable défi pour d’autres, seulement voilà…parfois certains aimeraient bien … et bien, être un peu moins seuls justement.

Passer une folle journée d’excursions, de visites ex-tra-or-di-naires et se retrouver le soir au bar de l’hôtel seul avec son smartphone… autour de dizaines d’autres personnes le nez sur le leur, n’a pas grand intérêt.

Grâce à cette nouvelle application, en quelques clics, vous pouvez savoir quels autres utilisateurs se trouvent à la même période dans le même hôtel que vous, et partager avec eux le récit de vos voyages. Vous n’êtes pas au même endroit par hasard : vous l’avez choisi. De là, l’application innove en permettant d’échanger, mais aussi d’agrandir notre réseau (professionnel notamment du coup). C’est simple c’est la première plateforme permettant des échanges entre clients d’un même hôtel.

On s’ouvre au monde et on découvre.

Rencontre éphémère, rencontre coup de coeur, ou rencontre qui vous permettra de trouver votre nouvel ami de voyage, votre partenaire de tennis ou encore votre compagnon de randonnées, Wombee, mix audacieux entre World, Home et Hobby, crée ce(s) lien(s) qu’on cherche tous à l’occasion d’un voyage, et qui sont – paradoxalement – de moins en moins faciles à tisser.

Gratuite pour les utilisateurs, payante pour les hôteliers qui souhaiteraient faire partie du réseau et offrir une nouvelle expérience conviviale à leurs clients, l’idée est géniale, son utilisation est simple et se fait en toute sécurité. 

On se crée un profil, on renseigne nos goûts, on agrandit ainsi le réseau et, surtout,… on brise la glace. 

De son côté, l’hôtel joue le jeu pour nous connecter, et se fait connaître du même coup. C’est gagnant-gagnant. L’application quant à elle propose aussi de réunir les utilisateurs autour des activités proposées au sein de l’établissement et susceptibles de leur plaire : réserver des places de spectacle, partager un taxi, faire une balade … 

En bref : on se reconnecte à la réalité, via… une nouvelle forme de connexion. On adore le concept. 

Avec sa touche conviviale et adaptée à tous les profils, Wombee est définitivement une entreprise à suivre. La plate-forme sociale vient d’ailleurs de remporter l’un des Trophées de l’innovation en Normandie, emportant le titre de la meilleure jeune entreprise, et brille par son innovation sur tous les salons. 

On vous invite à y contribuer vous aussi via le site internet

Stay Tuned amis voyageurs ! 

On se crée un profil, on renseigne nos goûts, et … on brise la glace. 


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