Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.

Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.

 

Aujourd’hui démarre la COP21 : la 21e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, ou plus exactement la Conference Of the Parties, organisée par les Nations Unies.

Si vous suivez l’actualité, depuis un peu plus d’un an les sujets cette nouvelle COP se multiplient. Et pour cause : non seulement il y a urgence, mais il s’agit là de la plus grande conférence diplomatique jamais organisée depuis la signature de la Déclaration des Droits de l’Homme à Paris en 1948. À croire que le changement c’est à Paris. Un credo qui plairait à François Hollande qui reçoit aujourd’hui 150 chefs ou représentants d’Etat et de gouvernements au Bourget dans le cadre de ce rassemblement pour le changement climatique.

Véritable défi logistique et écologique, le Bourget qui accueille la COP est devenu une vraie petite ville éphémère (on vous en reparlera demain) ce projet est inédit pour la France, comme le rappelait ce matin Laurent Fabius – ministre des Affaires étrangères et président de la COP21. 

Vrai sujet de politique (et de communication politique) pour le Président de la République française, dès le début de son mandat, et contrairement à d’autres chefs d’Etat comme Obama ou Merkel, François Hollande avait fait en sorte de se rendre en personne au sommet à Rio en 2012, avant, quelques mois plus tard, de proposer la candidature de la France pour la COP21. S’il a oublié l’environnement lors de certaines campagnes, son attitude envoie régulièrement de bons signaux aux spécialistes de l’écologie. Dans quelques jours, on pourra voir si la dernière ligne droite des élections régionales s’est montrée attentive sur les sujets de l’environnement. On pourra surtout voir, avec un peu de recul, quelle est la complexité de l’engagement du Président pour l’environnement.

 

1. La COP21 : Késako ? 

 

En 1992, le Sommet de la Terre de Rio et les signataires de la CCNUCC décident d’un rendez-vous annuel pour parler climat : les pays viennent de créer la COP.

Depuis la toute première conférence internationale alertant ainsi sur les enjeux climatiques (à Berlin, en 1995), les différents pays participants sont appelés à agir et à respecter leurs engagements. Régulièrement la question principale tourne autour du protocole de Kyoto qui fixe des objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Chaque année, on se plaît à faire le tour des bons et des mauvais élèves. Si l’UE fait partie des élèves « moyens », la France est bien meilleure écolo que ses voisins espagnols ou portugais par exemple (elle a baissé d’environ 3% ses émissions, quand d’autres les ont augmentées de 20 à 30 % !).

En amont de la COP21, ce sont plus de 60 pays qui se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les négociations et les objectifs à tenir sont d’envergure. Le but : maintenir le réchauffement climatique sous la limite de +2 degrès par rapport à 1850 (début de l’ère industrielle, où tout a -presque- commencé). Chaque pays participant a ainsi remis un dossier de propositions et d’engagements.

Tout ceci a un coût. L’autre objectif de la COP21 ? Trouver 100 millions de dollard pour financier chaque année cette lutte écologique.

Ainsi, pour ne pas dépasser ce seuil fatidique qui ne préserverait plus rien de l’état de notre planète, l’UE s’est par exemple engagée à baisser de 40% ses émissions d’ici 2030 (avec comme année de référence 1990). Les Etats-Unis sont à la traîne, avec une baisse de 30 % d’ici 2025…par rapport à 2005 seulement. Etant données leurs politiques environnementales et économiques, on aime souvent pointer du doigt les mauvais élèves que sont les E-U mais aussi le Canada. Le cas chinois intéresse également : avec une population de plus d’1 milliard d’habitants elle produit énormément d’émissions nocives pour la planète, mais demeure l’un des pays les plus à la pointe et les plus à même d’avancer pour le changement. 

Néanmoins, les plus mauvais élèves restent les pays du Golfe, mais aussi le Nigeria ou encore le Venezuela qui ne respectent pas les règles du jeu et… tendent à ne pas vouloir les respecter de toute façon. Non seulement ces pays produisent des hydrocarbures et utilisent des énergies fossiles, mais ils les vendent aussi, et ne tiennent pas à trouver d’alternative. Lors de ce sommet, la position de ces pays est ainsi de reculer cette limite fatidique des +2 degrès, et donc de reculer ou reporter leurs engagements – déjà jugés insuffisants … Comme si la planète allait attendre qu’ils aient fini de se faire du profit sur son dos.

 

2. Les militants écologistes et les débuts d’une #COP21 sur fond d’état d’urgence. 

   Cette 21e conférence sur les changements climatiques intervient en France sur un fond de tristesse, de colère, et d’espoirs. Les récents et tragiques attentats du 13 novembre ont failli reporter cette grande réunion diplomatique : ç’aurait été une terrible erreur et le signe d’une grande incompréhension quant aux enjeux du climat, on y reviendra un peu plus loin. Au-delà de la question évidente de la sécurité de l’évènement, et des 150 représentants d’Etat qu’il rassemble, il faut noter pour la population et les personnes, militantes ou non, intéressées par la conférence, que beaucoup d’évènements parallèles à la COP21 ont été annulés. Surtout, l’état d’urgence ayant été prolongé, les manifestations et rassemblements ont été interdits. De nombreux militants ont été assignés à résidence, posant de véritables questions de morale et d’éthique sur les contours de cet état d’urgence, et d’autres… ont bravé l’interdit. 

Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.
Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.
Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.
Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.

 

Dans un climat d’abord très pacifique et honorable, des drapeaux arc-en-ciel étaient hissés dans le ciel Place de la République. Des représentants des îles du Pacifique et de l’Amérique latine ont égayé Paris de leurs danses traditionnelles, tandis que d’autres ont formé une chaîne humaine le long du boulevard Voltaire. Vous avez certainement été marqué, vous aussi, par cette manifestation à la fois artistique et humaine, une action porteuse d’une vraie parole : ces milliers de paires de chaussures déposées place de la République, lieu d’où devait partir la grande marche pour le climat. Le bout des souliers, baskets, bottines autres derbies (du Pape à Vous en passant par Marion Cotillard) pointait vers Nation, la direction que devait prendre les manifestants.

Monument symbole de détermination, mais aussi de recueillement, plus encore depuis janvier, et récemment depuis le 13 novembre, le lieu, devenu mémorial, a été terni par des personnes au visage à moitié couvert, et par de violents affrontements avec les CRS. Certains manifestants se sont emparés des bougies et objets déposés en hommage aux victimes des attentats pour s’en servir comme projectiles contre les forces de l’ordre, dont quelques membres ont été vus en train de monter sur l’autel de la place de la République.

L’hommage, entretenu depuis plus de deux semaines par des associations et des habitants, a été saccagé. Dimanche, et encore ce matin, nombreux sont ceux, qui, choqués sont venus nettoyer la place et remplacer les bougies, à la mémoire de ceux qui n’auraient certainement pas apprécié tant de violences, à l’encontre même de la solidarité, mais aussi du projet pour le changement.

 

3. Changer la donne pour le climat, c’est changer la donne pour la Paix.

 

La COP21 c’est aussi une conférence pour la Paix. Si vous en doutez, on vous assure que les enjeux vont bien au-deçà de l’opinion qu’auraient vos voisins de vous si vous vous trompez de poubelle pour vos déchets.

On est émus, on partage, on se désole quand on voit qu’un rhinocéros blanc, un panda, un tigre ou toute espèce animale est en voie d’extinction. Il s’agirait d’ouvrir les yeux et d’en faire autant sur le reste des conséquences du changement climatique. Des tsunamis, des inondations, de la fonte glacière, des évènements météorologiques désastreux… qu’on redoute tant et pour cause : ils impliquent une détresse. Humaine, animale, économique et j’en passe.

Le climat et ses répercussions sont un accélérateur de tensions. Prenons le cas de la Syrie : la sécheresse qui a ravagé le pays entre 2007 et 2010 a provoqué le déplacement de près d’un million de personnes. Désespoir, recherche de moyens de survie … Voyez les conséquences sur place et la montée des extrémismes.

Hier, vous vouliez tous combattre Daech, et il semblerait qu’aujourd’hui encore. Le meilleur moyen ? Leur couper les vivres. Poser les vraies questions sur l’instabilité géopolitique et les enjeux économiques. Prendre des mesures sur les énergies, aider les pays à ne plus dépendre des énergies fossiles, du pétrole, et à réduire leur production : cela a un réel impact politique à plus ou moins long terme.

Penser que l’écologie ne vous concerne pas, est une erreur. Penser que l’écologie n’est l’affaire que de quelques milliers de militants à travers le monde, et que c’est leur hobby, c’est une erreur. Penser que l’environnement s’arrête au coin de verdure à côté de chez vous, quand bien même vous tenez à le préserver, c’est une erreur. Penser que l’écologie, l’environnement, et le changement climatique n’a pas d’impact direct sur votre vie et celle de vos proches, c’est ne pas comprendre que tout est lié. Que tout est relié à la terre. La nature est partout, et elle est devenue connectée. On parle de l’effet papillon, on parle de Dame Nature et de son coeur, du centre de la terre, des êtres vivants reliés les uns les autres : comprenez bien que toutes vos actions ont un impact sur la terre, sur votre environnement, sur votre vie, et que toute action sur la terre est ainsi reliée. C’est une énorme toile tissée ou peinte, au choix.

Contribuer encore et toujours au pétrole, c’est être d’accord sur le long terme avec les guerres qu’il engendre, les profits qu’il génère, et les actions qui naissent de ces profits chez vous, mais aussi ailleurs, chez ceux dont la morale se trouve bien limitée. Les enjeux vont bien au-delà de la sauvegarde d’un parc canin, mais elle passe par là. Certains nécessitent qu’on vous donne plus de moyens, ils sont difficiles à atteindre pour bon nombre d’entre nous (comme changer de voiture pour un modèle plus écolo, hybride par exemple) d’autres sont en réalité assez simples.

Faites un geste pour la planète, faites un geste pour la Paix. Faites votre Neil Armstrong version écolo quoi.

Les débuts de la COP21 : 5 points pour ne pas être à la traîne.

 

4. Un constat : nous n’avons pas évité le pire, il s’agit désormais de nous adapter

Désormais les vraies questions à propos du climat sont comment éviter d’arriver à saturation, de tuer toutes nos réserves. Mais nous n’avons pas su éviter le pire. Les dangers du changement climatique sont déjà visibles à travers le monde, les répercussions déjà là. Il s’agit désormais de ne pas empirer la situation, et de nous adapter à ces changements de climat. De modifier nos modes de vie, de trouver des solutions pour tous les pays, notamment et surtout, émergents.

Bien sûr on se dit que tant de pays réunis autour de bonnes intentions alors que la plupart a du mal à appliquer depuis vingt ans et que 5 milliards de dollars sont dépensés chaque année autour du pétrole (pour sa recherche), ça fait un peu hypocrite. Seulement, cette fois, nos dirigeants, et nous-mêmes, n’avons plus le choix.

Même les forêts, qui peuvent à l’origine absorber une partie des émissions, connaissent l’overdose. La surabondance de CO 2 dans l’atmosphère les tue : c’est le cas d’1/3 de la forêt amazonienne depuis les années 1980.

On estime aujourd’hui que si à cette seconde même nous stoppions toute émission de gaz à effet de serre, le réchauffement continuerait. Il est donc important, plus que jamais, d’agir si vous voulez continuer de vivre et si vous voulez offrir quelque chose aux prochaines générations. France TV a par ailleurs imaginé la vie d’Emma, une petite fille dans les prochaines décennies si elle venait à naître aujourd’hui… Le tableau n’est pas réjouissant : plus de saumon de l’Atlantique dans 5 ans, dans 25 ans elle s’inquiéterait du manque d’eau qu’elle soit dans un pays développé ou non, fini la neige et le littoral viendrait à se réduire voire à disparaître. Tout ce qui se transforme aujourd’hui devant vous est une réalité. Aujourd’hui il ne s’agit plus d’éviter des catastrophes, des flambées de prix, la disparition de produits et de matières premières, sur le long terme. Ce « long » terme n’est en réalité pas si loin que ça. Il est même très proche.

Quand bien même la planète toute entière cesserait toute émission, les océans – qui capturent une très grande partie du réchauffement – continueraient de relâcher en surfance une partie de la chaleur accumulée, et les eaux profondes pourraient encore voir leur température augmenter, et donc, les océans monter.

« Le sort de l’humanité est à l’ordre du jour » a expliqué François Hollande, d’un ton très solennel. Le discours est beau, mais surtout : il est vrai.

 

5. Un jour, une idée écolo : L’application 90jours

 
Des idées, des innovations technologiques on va en voir pas mal sur le devant de la scène ces prochains jours.
Aujourd’hui, on découvre l’application 90 jours, mise en oeuvre par l’ancien directeur de campagne numérique d’EELV (Europe Ecologie Les Verts), Eliott Lepers qui imagine là 90 petits défis ou plutôt une succession de petits gestes écolo, à portée de tous. Ce qui est sympa c’est qu’il suffit d’une connexion web, puisque l’application est accessible non seulement en application de type smartphone / android mais aussi via un site internet.
 
90jours est une sorte d’assistant personnel pour une transition écolo en 90 jours donc.
À chaque jour son petit geste, son petit challenge, à vous d’accepter, de tenter ou non. L’application devient un petit jeu au quotidien, vous fait découvrir des astuces et réveille ainsi le Vert qui sommeille peut-être en vous.
 
Le « plus » pertinent ?  Pour chaque geste réalisé, l’application vous dit combien d’eau cela vous a permis de faire économiser à la planète (et à votre facture par la même occasion). 
Ludique et bien pensée, l’application va du  » faire pipi sous la douche » à « afficher les produits de saison sur le frigo  » en passant par  » je passe une semaine sans viande » (ex : 9 kg de CO2 et 10 000 L d’eau économisés).
 
Le début d’un processus, une transition écologiste de manière intéressante et amusante.
 
On a envie de tester ? on clique ici.
 
 
5. Un jour, une idée : l’application 90 jours, ou 90 gestes écolos pour franchir le pas et … réfléchir au changement climatique.5. Un jour, une idée : l’application 90 jours, ou 90 gestes écolos pour franchir le pas et … réfléchir au changement climatique.5. Un jour, une idée : l’application 90 jours, ou 90 gestes écolos pour franchir le pas et … réfléchir au changement climatique.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s