Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République

   C’était à prévoir, et on se l’était dit : la cote de popularité de François Hollande a grimpé en flèche suite aux attentats du 13 novembre, l’hommage national, puis le début de la COP21. Le président de la République française affiche pour la première fois de son mandat 50 % d’opinions favorables selon les récents sondages. Est-ce que ce regain d’intérêt pour le Chef de l’Etat, en ce qu’il représente et en ce qu’il pourrait finalement incarner comme pouvoir, suffira dimanche à contrecarrer les pronostics qui attribuent déjà des victoires au Front National lors des élections régionales ? On l’espère. Pour le moment c’est assez préoccupant, le FN – ce parti qui pendant des années a pris notre drapeau en otage – pourrait emporter jusqu’à 3 régions, et se positionne très bien dans le rapport de force national.

Le problème c’est que, comme à chaque élection, les Français qui ne sont pas forcément intéressés ou politisés à la base, sont bien souvent prévenus au dernier moment des candidats présents dans leur région et de leur programme. Outre les militants ou les férus de politique et de citoyenneté, très peu se déplacent en réalité aux différents meetings qui pourraient être ouverts au public.

Vous avez remarqué comme les médias ont accordé énormément d’importance à Marine Le Pen ces derniers mois ? Vous avez vu comme tous les partis politiques ont eu la bonne idée de « faire une pause  » durant leur campagne électorale, leur permettant ainsi d’afficher leurs opinions, de profiter d’une situation tragique où les émotions sont vives, profitant de quelques informations détournées pour tenter de faire fléchir une opinion en plein numéro d’équilibriste ? Du pur génie politique.  Et on les a tous écoutés. Le souci, c’est quand ceux qui écoutent n’ont pas les moyens de faire la part des choses, ou de comprendre et connaître la vérité. Et récemment, si les médias suivent à la trace les propos polémiques des membres du Front national, Marion Maréchal Le Pen en première position, il est déjà un peu tard : beaucoup de Français auront finalement l’impression, donnée par les médias, hors comptes de campagne, que le FN est partout, qu’il est sur le devant de la scène et au taquet. Ce n’est pas faux. Mais il y a cette impression sur les réseaux qu’il est le seul existant. Un propos relayé, c’est une campagne déguisée.

Aujourd’hui rien qu’en Île-de-France il y a…13 candidats. Les médias n’auront retenu que quelques noms et se seront suffits de les mettre en avant ces dernières semaines : Valérie Pécresse (Les Républicains), Claude Bartolone (PS), Emmanuel Cosse (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)… Ceux qui attirent, ceux qui sont connus du grand public. À côté Nathalie Arthaud de la Lutte Ouvrière, Pierre Laurent du Front de Gauche ou encore Yann Werling du MoDem passeraient presque pour inexistants. Une bien belle erreur et une bien jolie démonstration là encore du pouvoir décisionnel des médias, et de l’importance du respect de l’éthique et du sens moral, citoyen que doivent avoir les journalistes, politiques plus encore.

Parmi cette liste de 13 candidats il y en a un pourtant qui serait presque passé inaperçu, oui seulement voilà, ne pas en parler ou en parler en quelques mots comme ce serait le cas pour d’autres, ce serait manquer près de 30 % d’un électorat français. Un électorat bien souvent trompé par le parti qu’il rejoint. Ce serait aussi manquer des lecteurs, car le parti a pris toute son importance, il intéresse, il prend des forces, il se nourrit de chaque évènement, se délecte d’ignominies, de non propositions mais de phrases « chocs », d’amalgames, de haine bien déguisée, de jolis minois parfois, de campagne extrêmement bien menée pour des idées hélas elles aussi bien extrêmes. Le candidat qui a failli passer inaperçu – et en le présentant sans celle comme cela on joue effectivement son jeu puisqu’on le fait connaître, on fait mémoriser son nom : c’est le candidat du Front National Wallerand de Saint Just.

Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République

Le problème avec Wallerand, c’est que papi a une bonne tête. Âgé de 65 ans, quand on lui demande s’il essaie d’attirer l’électorat des hipsters avec sa petite barbe, il plaisante répliquant qu’il tente plutôt d’atteindre ceux qui sont swag. Bref des petites pépites, un peu d’humour, de quoi bien faire passer le courant il faut l’avouer.

Seulement, cet ancien avocat de Jean-Marie Le Pen côtoie le FN et ses membres depuis toujours. La campagne de dédiabolisation, qu’on dénonçait il y a bientôt 10 ans déjà, il la connaît par coeur et il en joue. 

Aujourd’hui, la situation est toute autre : elle semble loin et proche à la fois la foule qui criait « plus jamais ça », ceux qui ont connu cette angoisse des présidentielles avec un Jacques Chirac face à un Jean-Marie Le Pen, ceux à qui on a inculqué cette peur, avec qui on a pu partager, et ce encore aujourd’hui, nos connaissances sur le vrai visage du parti.  Désormais, force est de constater – et si on veut avancer à son encontre il faudrait bien le dénoncer et le reconnaître – que le FN a réussi sa dédiabolisation. Les médias tentent aujourd’hui de rattraper leur retard, de déculpabiliser, de se remettre au travail pour dénoncer tous les travers, les injustices, les amalgames, le peu d’honnêteté et de respect du Front national.

En réalité c’est assez simple. Comment conquérir un électeur ? En compilant ses problèmes, des problèmes connus de tous, en jouant éventuellement avec ses peurs, et en lui faisant croire, comme tant d’autres qui tiennent des promesses, qu’on a la solution. Ainsi bien sûr, Wallerand veut faire baisser le chômage, veut nous aider nous pauvres franciliens avec cet enfer des transports, et parle…sécurité. Pas un mot plus haut que l’autre. Ce qui est agaçant chez ces gens-là c’est indéniablement leur intelligence. Wallerand est brillant. On ne peut lui enlever ça. Son parcours professionnel est quasi impeccable, respectable, en tout cas sur le papier. Il est marié, père de quatre enfants. A priori RAS pourraient penser les électeurs. Sauf qu’il a bien compris la dédiabolisation et l’impact des mots. 

Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République

Cette dédiabolisation elle s’est peut-être achevée avec le départ de Jean-Marie Le Pen, ancien leader et Président d’honneur du Front National depuis que sa fille Marine a pris le relais. D’ailleurs c’est assez marrant, mais sur son site internet Jean-Marie l’a mauvaise : il n’indique nulle part qu’il s’est fait virer.

Les propos racistes de l’ancien président limitaient en effet les possibilités de dédiabolisation totale. Forcément, la diabolisation c’est lui. Il l’incarne, il en a fait son parti, son programme, sa lutte. S’il disparaît, après des propos rejetés de toute part, l’opération de comm l’emporte. Ce même Wallerand de Saint Just expliquait ainsi il y a quelques mois que Jean-Marie Le Pen était un « obstacle considérable » ( à l’Elysée pour Marine Le Pen et le FN) et qu’ils avaient le devoir de l’écarter. Trésorier du Front National, il reconnaissait que c’était un mal pour un bien, difficile humainement mais à faire. Et bien oui, c’est sûr que dédiaboliser un parti, le faire passer pour ce qu’il n’est pas, pour un parti chaleureux, non raciste, altruiste, fraternel… ça passe difficilement avec les phrases de Jean-Marie : 

 

« La Déclaration des droits de l’Homme (ndlr : en 1948) marque le début de la décadence de la France » (26/08/1989)

« Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. (…) Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale » (13/09/1987)

« Le sidaïque (…) est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux » (1987)

« Oui, je crois en l’inégalité des races. Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noir et la race blanche, c’est un fait. Je constate que les races sont inégales » (9/09/1996)

En parlant de l’immigration : « Monsieur Ebola peut régler ça en trois mois » (20/05/2014)

 » Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître » (8/04/2015)

 » Je comprends tout à fait qu’on mette en cause la démocratie, qu’on la combatte » (8/04/2015).

 

Bref. Effectivement :

    « Jeanne ! Au Secours ! « .

     

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En réalité c’est assez simple. Comment conquérir un électeur ? En compilant ses problèmes, des problèmes connus de tous, en jouant éventuellement avec ses peurs, et en lui faisant croire, comme tant d’autres qui tiennent des promesses, qu’on a la solution. Ainsi bien sûr, Wallerand veut faire baisser le chômage, veut nous aider nous pauvres franciliens avec cet enfer des transports, et parle…sécurité. Pas un mot plus haut que l’autre. Ce qui est agaçant chez ces gens-là c’est indéniablement leur intelligence. Wallerand est brillant. On ne peut lui enlever ça. Son parcours professionnel est quasi impeccable, respectable en tout cas sur le papier. Il est marié, père de quatre enfants. A priori RAS pourraient penser les électeurs. Sauf qu’il a bien compris la dédiabolisation et l’impact des mots, comme bon nombre de têtes de liste du FN – non encore évincé à cause de leur non respect de cette étape de communication justement. Et puis, en y regardant de plus près : 

On a un peu du mal avec quelqu’un qui veut défendre la République, mais est totalement anti-gaulliste.

On aimerait que les possibles électeurs aient quand même la jugeotte de se dire qu’un gars mis en examen pour escroqueries présumées au sein du parti… benh il semble pas hyper honnête.

Quand on critique le fondamentalisme religieux musulman, on ne devrait pas penser qu’il est bon d’être un fondamentaliste religieux chrétien. Il en va de même pour Marion Maréchal Le Pen.

Que malgrè tout dans ses discrètes interventions, sur twitter notamment, il se glisse des abberrations. Comme celui, où il nous indique qu’il y aurait jusqu’à 10 nationalités par classe en Île-de-France. Non seulement ça nous rappelle étrangement, et méchamment, Robert Ménard – grand copain de Marion Le Pen – et on se demande comment il compte nous expliquer qu’il a obtenu de tels chiffres, ou comment il a pu les trouver en sachant que les statistiques ethniques sont interdites en France (un homme qui a fait du droit se doit quand même de le savoir non ?), mais surtout on se demande : et quand bien même, ce serait quoi le problème ? Enfin, ce serait tout bêtement oublier qu’on peut avoir des parents d’autres origines, et être Français tout de même.

Idem, il y aurait selon on ne sait laquelle de ses sources radicales 200 quartiers en IDF où les « Islamistes (seraient) comme des poissons dans l’eau »… Là encore : non seulement on se demande d’où cela sort et si il n’y a pas amalgame avec on ne sait quoi, mais on admire surtout la manière dont Wallerand joue avec la peur des habitants d’Île-de-France, profondément marqués et choqués par les derniers attentats et les évènements, et décisions qui ont été prises. Quand bien même il y aurait des foyers de radicalisation en France, sortir des chiffres de son chapeau ce n’est pas réglo, ça ne règle pas le souci, ça attiste la haine, ça attiste la peur, les conclusions vite faites et bien tranchées sans réflexion.

Ah mais oui, ce serait oublier que notre charmant candidat se délecte des attentats. Il trouve même que cela donne à la campagne électorale, un petit quelque chose d’enthousiasmant. Des propos sidérants. Le candidat se permet de « dénoncer » la responsabilité qu’auraient le PS et le parti EELV dans les récents évènements, « plus importante (encore) que celle des assassins ». Rien que ça. Ah la communication… ce bel outil de campagne… Profitant d’une « dynamique nationale » depuis le 13 novembre, le candidat FN aux Régionales en IDF aurait ainsi dit au journal Le Parisien : « on vit des moments très enthousiasmants », avant de démentir sur son compte twitter que les propos auraient été prononcés avant les attentats. Quoiqu’il en soit, il est sûr que tout ceci est du pain béni pour le FN. Sauf si les autres partis, ou le PS notamment reprennent le devant de la scène dans un sens positif, sans querelles idiotes et mises en scène, sans déchirement, sans fausses promesses. Sans opération purement communiquantes en réalité, mais ce serait certainement trop beau.

 

 

Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République
Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République

   

Citoyens, Citoyennes, les élections régionales sont au coeur de votre quotidien. Comment croire en un parti qui a réussi à s’imposer par des discours de haine et de la violence ? Comment croire en un parti qui pour rassembler les plus démunis, les pauvres esprits, se dit contre la mauvaise communication, les mauvaises informations ou les pots de vin, font de la désinformation, se mobilisent et se mobiliseraient une fois élus contre les droits de la presse, contre le droit d’expression et d’être de chacun ? 

Quand Marine Le Pen parle d’immigration bactérienne en parlant des migrants qui fuient ceux qui nous ont attaqués, cela ne vous révolte donc pas ? Quand elle fait régulièrement l’amalgame entre délinquance, immigration et islam, non plus ? Quand elle annonce haut et fort que si elle le pouvait, une fois au pouvoir, elle couperait les subventions d’un journal régional (La Voix du Nord en l’occurrence) sous prétexte que le journal n’irait pas dans son sens, cela ne vous provoque-t-il aucun déclic sur l’avenir que vous promet ce parti politique ? Cela ne vous fait-il rien de voir cette présidente de parti, et députée au nom de la République française, répliquer que le dit journal « ne peut pas être libre » car « qui paie les violons choisit la musique « , remettant ainsi en cause les fondements mêmes de la liberté, et affirmant ses idées de corruption mais aussi et surtout de censure ? Celle qui disait il y a de cela quelques années que les prières de rue de musulmans en France étaient comparables à l’Occupation, propose une autre forme d’occupation, et a récemment eu des propos dignes du IIIe Reich et de la propagande nazie si on veut la prendre au mot et jouer à son propre jeu : madame déciderait de ce qui est art ou non, de ce(ux) qui mériterai(en)t ou non une aide, de ce qui est juste ou non, de l’art qui peut exister, des mots qui peuvent être dits ou non. Durant la seconde guerre mondiale les nazis parlaient d’Entartete Kunst, l’art dégénéré, menant des autodafés effroyables et tenant ainsi à éviter toute forme de pensée qui serait autre, ou vue comme subversive. 

Marine Le Pen a bien joué le jeu pour son parti, elle a mené une campagne de dédiabolisation intelligente, presque fine parfois, et sur le long terme. Si bien que la jeune génération, on peut le craindre, pourrait s’y méprendre et penser qu’il s’agit d’un parti aussi républicain qu’un autre, affirmant simplement d’autres idées et propositions. À ceux-là : il n’en est rien. La république du Front National est une autre forme de République, qui n’en est pas une et ne portera jamais son nom, car elle ne correspond en rien, ni à la démocratie, ni à la république, ni aux valeurs humaines que nous souhaiterions porter plus haut encore.

Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République
Régionales : Avec le FN, on ne doit pas avoir la même définition de la République

Plus que jamais, il est bien sûr important de connaître et de relayer toute information relative au Front national, car il ne faudrait pas perdre de vue qu’il représente une opinion de France. Ce serait décider de mettre de côté bon nombre de citoyens, et du même coup le danger induit. Ce serait laisser gagner la désinformation. Trois régions sont en voie d’appartenir au Front National.

Parmi ces régions, celle de la PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) voit la tête de liste du FN, Marion Le Pen, nièce de Marine, députée de la 3e circonscription du Vaucluse, grimper les échelons et attirer les votes sous couvert d’amalgame et d’exrêmisme, parfois religieux également.

Tout comme sa tante, elle prévoit de supprimer tout ce qui ne serait pas à son image, tout ce qui serait trop politisé ( et pas en son sens ), tout ce qui représenterait cet « autre », le dit  » étranger » qu’elle aime pointer du doigt, et toutes ces différences qui font notre pays et qui font la démocratie. Pour quelqu’un qui prône le christianisme, on aimerait y retrouver de l’amour, du partage, des valeurs de compassion, d’écoute … Il n’en est rien. Marion Maréchal Le Pen pense ainsi que les musulmans de France « ne peuvent avoir exactement le même rang que les Chrétiens ». Le discours est cependant bien rédigé une fois de plus : lors de celui-ci on passe d’abord sur le principe d’assimilation que beaucoup pourraient trouver « normal », pous en arriver à un critère d’inégalité au sein de la société. Ainsi, Marion Maréchal Le Pen ne veut pas d’une France « black-blanc-beur ». Une définition assez saugrenue de notre pays, mais qu’importe. Qu’est-ce que cela signifie ? Elle ne veut pas d’une région « black blanc beur », mais au contraire « bleu blanc rouge » : depuis quand, et dans quel monde vit-on, pour que l’on puisse aujourd’hui établir une nationalité à partir d’une couleur de peau, des idées patriotiques à une couleur de peau, des notions et une identité citoyenne à partir d’une couleur de peau ? L’erreur de jugement, le mauvais parallèle, la mauvaise liaison, la mauvaise pensée, et le dégoût que peuvent inspirer de tels propos sont tellement affreux et risibles à la fois de par leur bêtise, qu’ils ne mériteraient pas de commentaires, si certains ne les partagaient pas à leur tour, dans les urnes. Car ce n’est pas ça la France.

De la même manière que lorsqu’on défend le socle que représente la famille (que l’on soit d’accord ou non avec la dite définition de la « famille »), on ne peut vouloir supprimer les aides familiales. C’est pourtant la France, la Région pour laquelle vous allait voter si vous votez FN en PACA : vous voterez pour la suppression des allocations familiales. Et pauvres ignorants, quand bien même vous seriez de ceux, sans coeur, qui pensent qu’elles ne sont pas distribuées à de bonnes personnes, vous la coupez à ceux qui en ont besoin. Vous coupez ces aides à des familles, le socle sois-disant de la société que vous voulez prôner. Tout cela pour leurs idées politiques et leur sois-disant banalisation de l’avortement ? Vous pensez donc, à l’usure, en finalité, couper également ce droit aux femmes ? Car si vous n’êtes pas contre l’avortement, mais que vous agissez contre, ne nous prenez pas pour plus idiots que vos électeurs : vous allez dans la direction de la suppression d’un droit, d’une aide, parfois vitale. Quel raisonnement stupide. Quel raisonnement peu ouvert également, de vouloir supprimer les aides aux associations LGBT. De mettre une fois de plus de nombreuses associations dans le même panier, ou de les stigmatiser pour l’idée que vous vous en faites. Quelle monstruosité également, dans le même discours, d’enchaîner comme si de rien n’était sur les associations sportives et la nécessité de les « remoraliser ». Comme si sport et droits ou aides familiales pouvaient être débattus sur le même terrain. C’est tellement grotesque qu’une fois plus c’en est effrayant. En piégeant l’électorat par sa blondeur, son petit visage, comme avant elle sa tante, Marion Maréchal Le Pen piège par sa jeunesse, quand d’autres piègent par les non-dits et font un faux programme à partir de petites phrases piquantes et bien lancées, éludant certaines questions de fond.

 

Voter pour le Front National, c’est voter pour qu’on vous coupe vos droits.

C’est voter pour une France où chacun devrait penser de la même manière.

Où la liberté d’expression, où la liberté de la presse, où la liberté de culte n’existerait plus, peu à peu.

Voter pour le Front National, ce n’est pas voter pour la France,

ce n’est pas voter pour des valeurs républicaines – complètement absentes des programmes du parti – 

c’est voter pour sa fin.


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