Top 10 des discours qui devraient vous (re)motiver (et ce n’est qu’un début)

Ces derniers jours ne sont pas fameux. Ça cogite, ça discute, ça perd patience, ça prend tout au premier degré, ça perd son sang froid, …

L’histoire nous a appris à mieux aimer, à nous bouger, et surtout, à mieux partager nos idées. Voici de quoi vous inspirer, vous donner envie de vous lever, de vous tenir debout, de partager, de vivre. De ces moments il y en a eu des centaines, certains moins médiatisés et pourtant tout aussi importants, tout aussi émouvants.

On ne vous en met ici que quelques-uns mais on se fera un plaisir d’en partager d’autres. L’idée nous est d’ailleurs venue d’une rubrique une vidéo, une histoire ou un moment, une histoire… Ça ne devrait pas tarder à commencer. Si vous avez des envies d’explications ou d’instants historiques, n’hésitez pas à partager sur notre page.

Juste pour le plaisir de partager et vivre, ou revivre, certains de ces moments. 

Que ça puisse cogiter autrement aussi.

 

Ndlr : Impossible pour moi de choisir un ordre, ces moments, de ces révolutions, de ces discours, furent tous aussi beaux, marquants, et cruciaux pour la suite dans l’histoire. Ils sont donc par ordre chronologique.

1. Quand la fiction tente de combattre le réel : Charlie Chaplin, discours du dictateur dans The Great Dictator, 1940.

 

Oui, on a de l’audace on commence avec un discours de fiction. Promis, ce sera le seul ici, mais d’autres viendront. Ce discours de Chaplin était si visionnaire et beau à la fois, qu’il en est devenu historique au cinéma, comme dans la « vraie vie ». Aujourd’hui encore, la preuve, il fait parler de lui. Sur certains points, il est universel, et donc, toujours d’actualité. Discours de liberté et d’espoir, il appelle à la résistance autant qu’il dénonce les travers, les mensonges, les manipulations et les orientations de l’opinion publique par les politiques.

Producteur, réalisateur et comédien Chaplin avait décidé de créer ce film coûte que coûte et au sens propre : peu l’encouragèrent à concrétiser son projet, il le finança donc lui même. Commencé en septembre 1939, quelques jours après le début de la Seconde guerre mondiale, le tournage du Dictateur reste pour Chaplin un moyen de s’insurger contre la dictature nazie qui monte et s’intalle en Europe. Le film, inspiré et inspirant, amène à éveiller les consciences d’hier et d’aujourd’hui.

2. Le discours du Général de Gaulle à la libération de Paris.

 

Nous sommes le 25 août 1944, Place de l’Hôtel de ville à Paris.

 » Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

 

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

 

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

 

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

 

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs. C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon. C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône. C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes. C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète. Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !  » – Charles de Gaulle.

3. L’indétrônable et icônique  » I have a Dream « , Martin Luther King.

 

Le 28 août 1963, le pasteur Martin Luther King improvise un discours à Washington devant 250 000 personnes. Il dénonce l’oppression vécue par les noirs américains, la ségrégation, l’appartheid… et ainsi, finalement, l’injustice sous toutes ses formes. Un discours humain qui rassemble.

Mort assassiné le 4 avril 1968, sa mémoire est honorée à travers le monde. Il est le seul américain avec Georges Washington commémoré chaque année par un jour férié aux Etats-Unis d’Amérique. Son discours  » I have a Dream  » a contribué au mythe d’unité et de paix, qu’il représente aujourd’hui.

4. Le discours de Simone Veil à l’Assemblée nationale, pour la loi IVG – 1974.

 

La loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est emblématique. Emblématique de son combat, emblématique de l’histoire des femmes et de leurs droits.

Le 26 novembre 1974, alors Ministre de la Santé, Simone Veil, avec son discours entre dans l’Histoire.

Seule, et malgré de violentes attaques, très personnelles et bien souvent antisémites, elle poursuit un combat qu’elle sait d’avance qu’il sera difficile.

Le combat est long mais il paie : le 17 janvier 1975, la loi dépénalisant l’avortement est adoptée. Il s’agit de la loi Veil. Hommage à une femme d’exception, au parcours incroyable. Une femme juste et courageuse tout au long de sa vie, et qui continue encore de nous défendre.

 

 

5. Discours d’investiture de Nelson Mandela, élu Président de l’Afrique du sud – 10 mai 1994

 

En 1964, pour sa lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, Nelson Mandela est condamné à la prison à vie pour sabotage, trahison et complot. Il passera finalement 27 longues années derrière les barreaux avant d’être libéré en février 1990.

En prison depuis deux ans, le leader de l’ANC prend la parole sur son combat :   « Au cours de ma vie, je me suis consacré à cette lutte des peuples africains. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j espère accomplir. Mais si nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »  

Le 10 octobre 1993, il reçoit le Prix nobel de la Paix pour l’ensemble de son combat.

Le 27 avril 1994, Nelson Mandela est élu et devient le premier président noir  de l’Afrique du Sud, avec 62,2 % des voix. Voici son discours.  « Le temps est venu de panser nos blessures. Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent. Le temps de la construction approche. Nous avons enfin accompli notre émancipation politique. Nous nous engageons à libérer tout notre peuple de l’état permanent d’esclavage à la pauvreté, à la privation, à la souffrance, à la discrimination liée au sexe ou à toute autre discrimination. Nous avons réussi à franchir le dernier pas vers la liberté dans des conditions de paix relative. Nous nous engageons à construire une paix durable, juste et totale. Nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l’espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens. Nous prenons l’engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond de leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine – une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde.  Le soleil ne se couchera jamais sur une réussite humaine si glorieuse. »

 

Madiba ❤

 

6. Les premiers mots de Jacques Chirac, président-candidat réelu, en 2002 à l’annonce des résultats du second tour des présidentielles.

 

Parce qu’on n’oubliera ni la tristesse, ni l’effroi, ni la honte des résultats du premier tour des élections de présidentielles de 2002. On n’oubliera pas ce coeur qui s’arrête, ces larmes, ces visages déconcertés, écoeurés, ou encore prêts à se battre. On n’oubliera pas le taux d’abstention record du premier tour. On n’oubliera pas le visage de la haine s’afficher sur notre écran à côté du président sortant. Et pour ceux qui ont oublié, et pour ceux qui n’ont pas connu, on n’oubliera pas de le raconter, de l’expliquer.

Parce que voir la France rassemblée, voir la France se lever, voir des partis s’unir contre la haine, et voir plus de 82 % s’afficher pour Jacques Chirac, en sachant que ça allait être difficile, que ça allait être compliqué pour la suite que certains aient majoritairement voté contre et non pour, et bien cela reste l’un des plus beaux moments, et les plus symboliques surtout de la Ve République. On en a eu des frissons de ce score. Des frissons de peur au premier tour, de soulagement et de joie au second.

Cela reste un moment de peur, d’une très grande peur, qu’on s’est promis de rappeler et d’utiliser. Ce moment est à nouveau venu.

7. Le discours de prix Nobel de la paix de Malala – 10 octobre 2014

 

Il y a un peu plus d’un an, Malala devenait la plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix pour son histoire, son parcours devenu symbole de millions d’enfants dans le monde. La petite Pakistaniase, Malala Yousafzaï est devenue une icône mondiale du combat pour l’éducation des enfants dans le monde, et plus particulièrement des filles. Ce jour-là, elle s’est à nouveau engagée pour lutter jusqu’au jour où tous les enfants pourront être à l’école.

 

Alors que la petite entreprend depuis 2009 de raconter sous pseudonyme, et sur un blog, son histoire et les violences des talibans contre les enfants et l’éducation. C’est son père, propriétaire d’école de filles qui la pousse et la soutient. En 2012, les talibans tentent de l’assassiner à la sortie de son école. Gravement blessée, elle trouvera soins et refuge au Royaume-Uni. Quelques mois plus tard, la même année son père est nommé conseiller de l’ONU pour l’éducation.

Icône médiatique du combat pour l’éducation, Malala a reçu de nombreuses distinctions.  Il y a quelques mois, âgée d’à peine 18 ans, la jeune fille a pu passer et obtenir l’équivalent britannique du Brevet des collèges avec de brillants résultats.

En avril dernier, les dix hommes qui avaient tenté de l’assassiner ont enfin été condamnés : prison à vie.

 

8. La réponse de Manuel Valls à Marion Le Pen, deux mois après les attentats de janvier / 10 mars 2015.

 

Parce que NON, le FN ce n’est ni la France, ni la République. Les propos récents de Manuel Valls, Premier ministre de la République française, au sujet des Régionales 2015 montrent qu’il était bien sérieux. Son objectif était et demeure de faire barrage au Front National.

9. La victoire de la démocratie en Birmanie.

 

Petit reportage et quelques mots sur la victoire du parti d’Aung San Suu Kyi. On vous en parlait ici.

9 novembre 2015 – 24 heures après la clôture d'un scrutin historique, le mouvement d'Aung San Suu Kyi annonce avoir remporté au moins 70% des sièges des députés. Ce matin, celle que l'on appelle "la dame de Rangoon" est apparue souriante au balcon du siège de son mouvement pour appeler ses partisans à la patience. "Je veux vous rappeler que tous ceux qui ont perdu doivent accepter les résultats. Il est important de ne pas provoquer les candidats qui ont perdu", a-t-elle déclaré. Le parti au pouvoir créé par l'ancienne junte a reconnu sa défaite après 25 ans de dictature.

10. La réponse d’Hillary Clinton à Donald Trump – 8 décembre 2015

 

Dernier discours qui nous a marqué dans l’actualité : la réponse de la candidate démocrate aux élections américaines, Hillary Clinton à Donald Trump, candidat républicain.

La dernière idée de discrimination du candidat Donald Trump ? Fermer les frontières américaines aux musulmans. Tous les musulmans. Suite à la fusillade terroriste en Californie, le discours polémique, restreint, absurde, haineux, du républicain est ainsi clair : musulman = terroriste.

Les propos aberrants de Donald Trump ont inspiré Hillary Clinton qui a décidé d’attaquer de front son adversaire, et de lancer une nouvelle campagne politique : Love Trumps Hate. Comprenez ici  » l’amour l’emporte sur la haine  » avec du coup un joli jeu de mot sur le nom du candidat républicain qui, comme bon nombre de ses collègues nous fait l’horreur et la joie des idées les plus idiotes, écoeurantes et révoltantes.

Pour Hillary Clinton de tels propos sont une véritable menace pour la sécurité américaine, et de tels amalgames un coup porté aux millions de musulmans. Dans de récents discours elle a également expliqué ne pas vouloir parler d’un « islam radical », un affront envers l’islam. La démocrate ne souhaite pas mélanger la beauté d’une religion avec le terrorisme. L’idée qu’elle souhaite apporter avec cette nuance : pas d’islam radical, puisque le véritable islam n’est en rien présent dans ces actes terroristes ; ce serait salir l’islam que de l’y associer.

 

Go Hillary ! 

 


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