3 expositions à tester ce week-end avant que ce ne soit la fin !

 

 

Depuis début janvier, on court les expositions. Alors comme le week-end s’annonce grisâtre, frisquet, brûmeux voire enneigé on s’est dit qu’entre deux tasses de thé ou de chocolat à l’ancienne – emmitouflés dans votre plaid – et la fameuse corvée ménagère que vous dédiez à votre fin de semaine… il serait bon de voir autre chose, quelque chose d’intéressant, surprenant, beau, à même de toucher votre sensibilité et votre curiosité, en tout cas assez pour vous faire sortir du lit, promis !

On vous donne donc trois idées d’expositions à voir avant qu’il ne soit trop tard, et oui car toutes les bonnes choses ont une fin…comme, benh, le week-end justement.

Izis, Marc Chagall travaillant aux panneaux du Metropolitan Opera de New York : Le Triomphe de la musique, atelier des Gobelins, 1966 © Adagp, Paris 2015. Photo Izis. © Izis-Manuel Bidermanas

Izis, Marc Chagall travaillant aux panneaux du Metropolitan Opera de New York : Le Triomphe de la musique, atelier des Gobelins, 1966 © Adagp, Paris 2015. Photo Izis. © Izis-Manuel Bidermanas

 

Marc Chagall : Le Triomphe de la Musique

à la Philharmonie de Paris jusqu’au 31 janvier.

 

     Quand il était jeune, dans sa petite ville de Vitebsk en Russie, lorsqu’on lui demandait ce qu’il voulait faire plus tard, le petit Chagall répondait qu’il serait chanteur ou musicien. L’artiste aux multiples facettes est devenu l’un des plus célèbres peintres du XXe siècle, côtoyant les plus grands comme Diaghilev le maître des ballets, ou encore son ami de toujours Picasso.

L’amitié et le partage artistique qui se tisse avec ces deux noms caractérise peut-être l’art de Marc Chagall : un univers tournoyant où l’artiste parvient à jouer avec toutes les textures, toutes les matières à sa disposition pour … faire vivre la musique, son autre grand amour. Et quand on dit toutes les matières ou textures il faut nous prendre au mot : ceux qui connaissent le génie de la peinture de par son nom ou quelques chef d’oeuvres, auront le plaisir de découvrir sa musicalité et toute l’étendue de son imagination à travers les costumes fantaisistes, le résultat d’un travail de finesse où chaque détail a son importance, sa signification, mais aussi les décors que Chagall a conçu pour différents opéras de la Flûte enchantée à l’Oiseau de feu en passant par Daphnis et Chloé.

L’exposition Le Triomphe de la Musique annonce la couleur dès l’entrée. Le visiteur – on pourrait dire le spectateur – est d’abord amené à découvrir l’oeuvre monumentale de Chagall pour l’Opéra Garnier : son merveilleux plafond, inauguré en 1964. Commande d’André Malraux en 1962 – lequel se retrouve sur l’un des panneaux-, Chagall réalise pendant un an des esquisses, des croquis, des essais de peinture, des collages, des maquettes… un processus que chacun est invité à découvrir. On touche au génie, on a cette douce impression de partager un secret, mais aussi un bout d’histoire incroyable. Là, le peintre célèbre la vie, la musicalité. Ce plafond c’est Chagall. Ce plafond c’est une ôde aux plus grands compositeurs, opéras et ballets. Grâce aux esquisses et à un panorama en musique on y découvre les références à la Flûte enchantée, au Lac des cygnes ou encore Pelléas et Mélisande.

Puis l’exposition part d’un autre projet titanesque : Les Sources et Le Triomphe de la musique réalisés pour le Metropolitan Opera de New-York et inauguré en 1966. Où l’on apprend que l’oeuvre monumentale a été réalisée dans son atelier des Gobelins à Paris, puis acheminée avant de se retrouver à New-York où les panneaux seront finalement inversés !

L’exposition nous amène des oeuvres monumentales et des plus grands succès jusqu’aux débuts de Chagall, dans sa Russie natale. Une part importante du personnage. De son enfance bien sûr et des célébrations juives qui l’inspirent et lui donnent envie de recréer cette ambiance grâce aux couleurs et au mouvement qui lui sont si caractéristiques dans la peinture ; mais sa Russie c’est aussi l’exil qu’il connaît lorsqu’il fuit la France pour les Etats-Unis. Là, la musique russe et ses inspirations le retrouveront… On retrouve les décors pour le Théâtre juif de Moscou en 1920, un petit dessin très particulier de Chaplin et des morceaux de vie. C’est le travail d’une vie, celle de Chagall : un hommage à la vie. C’est le talent de peindre la musicalité avec un art silencieux qu’on découvre pas à pas.

L’exposition Marc Chagall : Le Triomphe de la musique est une traversée féerique dans l’imaginaire du peintre.

C’est magique et très bien pensé. Peintures, maquettes, décors, costumes, photographies, vidéos de ballets … Une exposition incontournable. Comptez une à deux heures de visite et prenez le temps de vous émerveiller. Pour les enfants, découvrez la Petite Boîte à Chagall.

 

   Marc Chagall à la Philharmonie de Paris

Horaires Du mardi au jeudi - 12h à 18h  Vendredi- 12h à 22h  Samedi et dimanche : 10h à 20h  Tarifs (avec accès à la collection permanente)  Tarif plein.: 10 €  Tarifs réduits : 8€ et 5€ - voir conditions pour gratuité 

 

Cliquez pour découvrir les images issues du dossier de l'exposition / ©ADAGP, Paris, 2015 - CHAGALL ® / © Izis-Manuel Bidermanas
Cliquez pour découvrir les images issues du dossier de l'exposition / ©ADAGP, Paris, 2015 - CHAGALL ® / © Izis-Manuel Bidermanas
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Cliquez pour découvrir les images issues du dossier de l'exposition / ©ADAGP, Paris, 2015 - CHAGALL ® / © Izis-Manuel Bidermanas

 

Halsman : Etonnez-moi !

au Jeu de Paume jusqu’à demain, dimanche 24 janvier !

 

     Plus que deux petits jours pour découvrir l’extraordinaire Philippe Halsman ! Le photographe mène la carrière rêvée de tous. Commencée à Paris, puis développée à New York où il fait la quasi totalité des couvertures du célèbre Life magazine, il lance Marilyn Monroe, collabore avec Dali (ainsi que sa moustache) et imagine la technique de la jumpology. Très intéressé par la mise en scène, dans les années 1950 Halsman associe cet intérêt à celui de son art du portrait pour inventer cette forme totale de désinhibition. Finies les poses, finis les « cheese » qui provoquent le sourire, ce qu’il veut c’est du pur naturel. Marilyn Monroe a par exemple attendu avant d’accepter cette proposition. Il faut dire que la nouvelle technique est en fait psychologique : concentré sur l’action de sauter, la personnalité « tomberait le masque »… Et ça marche. Une centaine de personnalités se prête au jeu : politiques, acteurs, chanteurs, sportifs … En 1959 il en publie un Jump Book.

 » Etonnez-moi ! » est en fait la réponse de Jean Cocteau à Serge Diaghilev lorsque celui-ci lui demanda ce qu’il pouvait faire pour collaborer avec lui. C’est ainsi qu’Halsman revendique également le potentiel de la photographie… mais c’est lui qui nous étonne et détonne. Cette première grande étude consacrée à l’ensemble de son oeuvre est bien sûr un plaisir pour tous les amateurs des années 40-60, d’art rétro ou d’ambiance vintage, mais surtout de phographie. On découvre un Philippe Halsman surprenant de modernité et de technique dès les années 1930. Un travail de mise en lumière, de culture visuelle et un véritable intérêt pour l’expérimentation. Il se renouvelle autant qu’il invente constamment, et ce tout en faisant du portrait sa marque de fabrique.

On a adoré : voir la première photographie magazine de Marilyn Monroe et sa séance de musculation, la partie consacrée à Dali et au surréalisme dans la photographie, le panneau très rétro des Life magazine, les photographies pour les films d’Hitchcock et Alfred himself ou encore le manuscrit et les photographies intemporelles de The Frenchman : a photographic interview avec Fernadel. Que des petits bijoux.

C’est l‘occasion d’être surpris et ébahi, alors n’attendez pas qu’il soit trop tard.

Vous allez sérieusement regretter de ne pas y être allés.

 

On vous partagera quelques photographies sur notre Facebook après celle-ci. Benh oui, c’est qu’on aimerait vraiment que vous y fassiez un tour vous comprenez ! 

 

"Philippe Halsmann : Étonnez - moi! " au Jeu de Paume Jusqu'au 24 janvier 2016 1 place de la Concorde, 75008 – M° Concorde (1,8,12) Horaires: samedi au dimanche de 11h à 19h. Tarif: 10 € – Tarif réduit : 7,50 €

 

ORSAY EN FÊTE ! 

 

     C’est le grand rendez-vous culturel et vivant de ce week-end : depuis hier le musée d’Orsay vous invite à passer quelques jours en musique (et en expo!) en compagnie de la garde républicaine. Celle-ci assure votre sécurité, celle de la nation et des plus hautes autorités de l’Etat. Les musiciens de ses formations musicales vous offrent un moment privilégié et hors du commun.

En tout ce sont près de 20 concerts et intermèdes musicaux qui accompagnent ce week-end seulement les  visiteurs dans les galeries et la salle des fêtes. 

De la musique et des expositions ? On dit oui ! 

Il vous en faut encore plus pour vous décider ? Le bon plan pour les parents c’est qu’ ORSAY EN FÊTE est un moment conçu pour les petits et pour les grands, alors on en profite en famille aussi. Des activités sont dédiées aux enfants et aux familles tout au long du week-end.

Et pour les plus curieux des conférences vous expliquent comment la démocratisation de la musique a pu contribuer à la cohésion nationale sous la IIIe République. Tout le programme est ici.

Enfin, on a été voir l’exposition Qui a peur des femmes photographes ? qui s’achève demain. Une exposition très intéressante qui redonne leur place véritable aux femmes dans le développement de ce médium artistique, mais aussi informatif. C’est donc l’occasion parfaite si vous hésitiez encore ! 

Une forme culturelle qui là encore mélange les arts et permet de rendre l’espace muséal plus vivant que jamais : on est curieux, on mesure la chance quasi exceptionnelle de voir les choeurs de la garde nationale une fois en vrai dans sa vie, on y va ! 

 

Informations : Musée d'Orsay 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris Tarifs : Les concerts en soirée sont en accès libre et gratuit sans réservation (dans la limite des places disponibles). Aux heures d’ouverture du musée en journée, tous les concerts et manifestations proposés dans le cadre d’Orsay en fête sont également gratuits sur présentation d’un titre d’accès au musée. Billet d’entrée du musée Plein tarif : 12 € - Voir conditions pour gratuité.

 

Une forme culturelle qui là encore mélange les arts et permet de rendre l’espace muséal plus vivant que jamais : on est curieux, on mesure la chance quasi exceptionnelle de voir les choeurs de la garde nationale une fois en vrai dans sa vie, on y va.


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